Sur le chemin
jeudi 6 novembre 2014
Barcelone
J'arrive à peine d'une tournée à Barcelone. Il est 20:35 h. Mes pieds demandent grâce. La journée a débuté ce matin vers 5 h 45 qunad je me suis lever pour compléter mes bagages. Ensuite, départ de l'albergue a pied jusqu'a la station d'autobus, un bon 2 km avec mes bagages qui ont gonflés avec mes nombreux achats.
L'autobus était rempli et j'ai reconnu plusieurs pensionnaire de mon albergue. Je suis arrivée à l'aéroport suffisamment tôt pour enregistrer mes bagages et dejeuner. L'avion est parti comme prévu à 9h 15. La durée du vol: environ 1 heure et quart plus l'attente des bagages qui a été somme toute assez longue. A l'aéroport, des boutiques Desigual partout, je me garde d'y entrer.
J'ai pris le bus pour la Place Catalunya. J'avais écrit l'itinaire hier soir pour me rendre à mon Hostel, mais arrivee sur place ce n'est pas évident de trouver la bonne direction. Après avoir tourné en rond et demandé plusieurs fois mon chemin, j'ai pu poser mes bagages en sécurité dans un locker installé dans ma chambre. Il faut vous dire que je voulais terminer mon voyage dans un dortoir.
J'ai pu visiter le Park Guel cet après-midi et bien des rues. Demain, grande tournée des points d'intérêts touristiques.
le jour de mon départ, je serais bien restée quelques jours de plus à Barcelone: Sagrada Famillia,Park Guel,Arc de triomphe,Musée Picasso et tous plus magnifiques endroits que j'ai visités. De plus, mon voyage s'est terminé royalement, hier soir, avec l'explosion de couleur et de musique de la Fontaine magique. Ce spectacle est féérique.
Il y a eu quelques bizarreries encore ce matin avec le train de l'aéroport qui rentre en gare juste comme je met le pied sur la plateforme ainsi qu'avec l'heure. Pour l'heure, j'ai obtenu l'explication à l'aéroport. L'Espagne aussi avance l'heure en automne et c'était la nuit dernière. Avec ce changement, je ne connais plus la différence exacte avec l'heure du Québec.
Donc, je suis arrivée avec une bonne avance à l'aéroport. J'ai mangé un peu. J'ai revu Guylaine, une québécoise rencontrée à Santiago, au comptoir de check-in et, ensuite, juste avant l'embarquement. Décidément, nous ne sommes pas destinées à rester ensemble longtemps.
Je n'ai pas pu me connecter à l'aéroport. J'aurais aimé envoyer des messages à mes enfants et à Jacques.
C'est long 8 heures d'avion...
vendredi 24 octobre 2014
Au Canada
Mercredi
Lever, déjeuner au café internet où j'ai lu au sujet de l'attentat de Saint-Jean-sur-Richelieu. Quelle désolation! Et si c'était vraiment lié à la fatma du mois dernier contre tous les canadiens...
Je suis retournée au Museo des peregrinos pour une seconde fois. J'ai beaucoup aimé ce musée.
Ensuite, flânerie dans les rues de Compostelle, suivie d'un tour de train touristique à travers la ville. J'ai découvert de nouveaux quartiers et en descendant du train, j'ai décidé de prendre un nouveau chemin pour revenir à mon albergue. Je suis passée devant une boutique Yves Rocher et puisque je n'avais plus d'échantillon de crème, je me suis dit que je pourrais m'en procurer. Finalement, j'ai pris un soin de peau appelé Illumination. L'esthéticienne s'est trompé; j'ai eu 1 heure de soin alors que j'avais demandé 30 minutes. Hourra!
Par ce nouveau trajet, j'ai passé par la Rua des orfèvres que je n'avais pas encore visitée et dont j'ai entendu parler au Musée des pèlerins. Je suis arrêtée dans un restaurant qui affichait un menu du jour à 8.90 euros. Pour ce prix, une entrée de spaghetti carbonara gratinés, un verre de vin, une assiette principale de frites, salade verte et morue, cafe ou dessert. J'ai eu un gros problème avec la salière; elle s'est ouverte dans mon assiette. Le serveur m'en a fait préparer une autre.
Puis retour à l'albergue pour une petite sieste d'après-midi.
Mon sieste s'est prolongée jusqu'à 16 h 30; ce qui m'a fait penser que je suis peut-être encore un peu fatiguée de mon expédition à pied. J'avais faim. Donc, j'ai décidé d'aller souper dans un petit café où j'avais déjà déjeuné, il y a quelques semaines. Ce petit café est situé sur le nouveau trajet découvert aujourd'hui.
La musique choisie dans ce café est exceptionnellement bonne, choix composé de grands succès du rock américains et canadiens. Le menu est simple, café et sandwich. Une fois branchée sur internet, j'apprends que le Parlement canadien est la cible de tireurs et qu'un autre soldat canadien a été tué près de la fontaine en face du parlement. Je suis bouleversée. Mon pays si paisible est en voie de devenir invivable...
Je prends une marche dans la vieille ville pour faire diminuer mon stress. La ville est envahie par la foule. Le festival international de musique qui commence aujourd'hui a attiré des centaines de personnes. Je les croise un peu partout avec leur cocarde au cou.
J'ai poursuivi mon trajet jusqu'à la cathédrale où j'ai demandé à Saint-Jacques de protéger mon pays. N'est-ce pas lui, Saint-Jacques le Matamore, qui a repoussé les arabes de la péninsule ibérique vers l'an 1100? Le calife arabe était devenu trop exigeant en demandant 100 jeunes filles vierges tous les ans comme tribut aux Espagnols. Ceux-ci se sont révoltés et ils ont gagné la guerre avec cette aide divine!
J'ai terminé ma promenade vers 19 h 30. Il fait très beau depuis quelques jours. C'est plutôt frais le matin, mais la température s'élève vers les 24 C en après-midi et en soirée. Le ciel est clair et la pluie n'est pas prévue avant mon départ. Je m'attend à un choc thermique au retour au Québec. Souhaitons que je n'ai pas d'autre choc culturel!
mercredi 22 octobre 2014
Que retenir de ce voyage?
Que retenir de ce voyage...
Ai-je appris quelque chose? Il faut espérer que oui parce que je n'investirai plus autant de temps dans un voyage en solitaire.
J'ai appris que:
- j'ai un corps avec des capacités physiques insoupçonnées; il suffit d'y mettre de la volonté;
- je suis dotée d'une grande persévérance; ce qui augmente ma volonté;
- j'ai une grande endurance à la douleur;
- je n'ai pas de gros problèmes psychologiques à régler; je suis équilibrée;
- j'ai une bonne santé mentales et physiques.
De plus, j'ai pu réfléchir sur mon enfance, ma vie adulte, mon rôle de mère et d'épouse, ma vie d'amoureuse, de proche aidante. J'ai aussi pensé à ma vieillesse et à ma mort que j'espère douces. J'ai aussi eu plusieurs moments de réflexion pour ma famille, mes amies et amis, mes collègues de travail ainsi que pour ceux qui ont fait un bout de chemin avec moi.
Quelques phénomènes ont retenus mon attention. En voici une brève description.
- Le fait que la plupart des gens continuent même avec de gros maux aux pieds ou aux genoux ou ailleurs, en opposition à la sagesse de ceux qui décident de ne pas terminer leurs périples pour les mêmes raisons.
- Le cerveau qui, lorsqu'il ressent une douleur physique, oriente ses pensées vers ses propres douleurs psychologiques. Cela contribue à y trouver des solutions.
- L'attachement des pèlerins à leurs proches et le besoin de réflexion sur la suite à donner à leur pèlerinage: divorce, réorientation, projet de mariage, retraite.
- L'amitié et l'entraide qui se développent rapidement entre pèlerins et aussi les autres personnes qui les côtoient.
- Les coïncidences et la synchronisation qui se manifestent quand un besoin ou une question s'impose. Ces phénomènes sont probablement les plus difficiles à expliquer. À ce propos, plusieurs pèlerins se demandent si ce phénomène est exclusif au Camino ou s'il est présent dans nos vies normales, mais difficile à discerner dans le brouhaha de la vie quotidienne. Serait-ce le fait d'une certaine télépathie qui se développerait sur le chemin? Je n'ai pas la réponse. Je l'ai vécu assez souvent pour dire que c'est réel, qu'il s'y passe des concours de circonstances qui demandent une grande organisation espace-temps. C'est quasi magique, presque surnaturel. N'est-ce pas ce qui fait la beauté du chemin?
J'aurai réalisé également que j'ai besoin de peu du monde matériel que je possède pour vivre. Cependant, il est essentiel d'avoir: vêtements secs, lit propre, abris contre le froid et la pluie, nourriture frugale, boisson désaltérante.
J'en reviendrai plus riches d'expériences humaines. N'est-ce pas le plus important dans notre vie?
Au retour, je veux développer ma créativité par l'art, par le jeu avec mes petites-filles. Je veux continuer à prendre soin des miens tout en respectant leurs choix de vie. Je veux vivre une belle vie avec mon amoureux. Je veux prendre soin de moi, continuer à faire de l'activité physique, mon corps en a besoin, et de l'activité intellectuelle.
Finalement, la vie est loin d'être compliquée, si on y réfléchit bien. Avec la paix et l'amour, on a les principaux ingrédients du bonheur. Et ici l'amour est pris au sens large, soit amour filial, soit amical, soit marital, idéalement un juste mélange de tous les types d'amour.
Mardi
J'ai débuté ma journée en visitant le Musee des peregrinos, rua San Miguel. Quelle découverte! Un beau musée qui explique de long en large le culte de Saint-Jacques ainsi que les pèlerinages à travers le monde. J'en aurais pris encore 3 étages!
Ensuite, autobus de la ville jusqu'au Décathlon. C'est loin en banlieue; un bon 40 minutes pour le trajet. Encore un peu de magasinage pour la famille, retour en ville vers 15 h suivi d'une période de repos à ma chambre.
Puis, je suis sortie pour me rendre au café internet pour avoir des nouvelles. L'Internet va extrêmement mal aujourd'hui: aucune rapidité, envoie de messages et réception lents. Je suis désolée de ne pas pouvoir communiquer facilement avec mon monde.
Cependant, cela ne m,a pas empêchée de souper dans un restaurant avec paella au menu. Hum! Auparavant, j'avais visité une exposition de bandes dessinées avec pour sujet Compostelle. Assez fascinant!
Retour au café internet et encore frustration avec le iMessages qui fonctionne au ralenti. Arrivée à l'albergue, je me branche sur le réseau payant de l'institution et le problème de lenteur et d'accessibilité est aussi présent. Souhaitons que mon iPad n'est pas infecté par un virus Ebola de l'informatique! Cela fait quelques jours que je constate quelques problèmes intermittents. J'espère juste finir mon voyage avant d'être réduite au silence virtuel.
Demain, rien de prévu sauf me rebrancher afin d'essayer d'accéder à mes courriels et autres bebelles qui me permettent de m'occuper la cervelle en attendant de parcourir d'autres cieux et de retourner chez moi. Il ne reste plus que 5 jours à mon voyage et les 3 derniers se passent à Barcelone.
Allégorie du chemin par Rémi Pailler: Chronique de Cariboutie
L’histoire se passe au moyen âge.
Il était une fois une reine très belle, la reine de cariboutie qui, disait-on, était dotée de pouvoirs magiques. Elle entrepris un jour un pèlerinage dans un voyage semé d’embuches pour aller visiter les reliques d’un saint nommé Jack (dit le matamore). Issue de la célèbre famille Daniels, il était mort sur les côtes de Galicie d’un accident de planche à voile.
Pour l’accompagner dans son périple, elle était accompagnée d’une partie de sa cour.
Tout d’abord sa fille, la princesse cariboulette. La princesse était toute fraiche dans la blondeur de ses vingt ans et ce voyage était aussi pour la reine un moyen de la protéger. En effet, la princesse avait pris l’habitude depuis quelques temps d’aller trainer dans les tavernes obscures pour aller éprouver ses peurs de jeune fille, là où des soudards en voulaient à sa virginité. Elle était promise à un beaucoup plus beau destin puisqu’elle devait épouser un prince de noble lignée. Mais pour l’heure, celui-ci était parti guerroyer et festoyer avec ses amis chevaliers dans le continent eurasien. Elle était très inquiète des rencontres que le prince pourrait faire dans des pays où des créatures ensorceleuses savaient séduire les jouvenceaux fortunés pour leur piquer de la tune ! Mais elle savait au fond d’elle-même que son amour naissant avait besoin de s’éprouver et de se fortifier avant de s’épanouir.
Afin de veiller sur sa fille, la reine avait emmené sa fidèle gouvernante, Mamie. Celle-ci était censée lui inculquer les bonnes manières et la maitrise de soi qui sied aux gens de noble sang. Las, la gouvernante était amoureuse comme une donzelle qui découvre le loup et son esprit était ailleurs. Elle passait ses journées à soupirer, à s’enivrer des émois que son cœur, dégoulinant de suavité, exprimait. Elle aimait un fier torero qui construisait pour elle une solide maison de bois afin d’abriter leur amour. Elle était impatiente de le rejoindre, mais l’ouvrage, débuté dix ans plus tôt, progressait peu, les délais étant, c’est bien connu, très longs dans le secteur du bâtiment. Du moins, c’est le langage qu’il lui tenait !
Afin d’assurer un voyage paisible et d’éviter tout danger à ces femmes pubères, la reine était accompagnée de son intendant. Le personnage, dénommé Geek, était fantasque. Il était d’une efficacité sans faille pour organiser le gite et le couvert, mais sa compagnie était parfois pénible. En effet, il avait la désagréable faculté de parler (souvent pour ne rien dire), du lever du soleil au crépuscule sans qu’il eut été besoin de l’y inviter. Même la reine qui était très autoritaire ne savait comment le faire taire. Peu lui importait qu’on l’écouta. Ce qui l’animait de tant de volubilité, c’était de combler un vide. Il était un peu sorcier, mais surtout ensorcelé. Sa grande sagesse n’avait pas résisté à la divinité à face de bouc à laquelle il déclarait moult psaumes et déposait des images pieuses à longueur de journée.
Le cinquième personnage de notre histoire était Hubert, le fidèle serviteur de la reine. Il était le fils du savetier Walter, artisan réputé, qui était tombé en disgrâce auprès de la cour de cariboutie car, lui qui était censé se consacrer aux pieds des femmes de la famille royale, s’intéressait d’un peu trop prés à ce qui se passait au dessus. Hubert était pauvre et d’apparence chétive. Il n’avait rien de flamboyant, mais il était d’une fidélité sans faille à sa reine, qui en profitait bien.
Par une journée étrange, la reine et sa cour s’étaient égarés dans la montagne. Le soir tombait et, perdus dans la brume, entourés de loups et de bêtes féroces, il ne durent leur salut qu’aux pouvoirs magiques de la reine. Celle-ci avait une facilité à invoquer les esprits. Elle convoquait fréquemment le plus puissant d’entre eux, Wifi et celui-ci lui répondait immédiatement. Ce fut le cas, il les conduisit vers une modeste masure habitée par une paysanne analphabète. Elle leur fut d’un grand secours. Elle leur offrit un repas frugal composé d’animaux étranges, mi serpents, mi poissons, que la princesse cariboulette avala avec dégout mais nécessité.
Ils dormirent dans la grange. La reine avait bien sûr le plus beau lit. Hubert était couché à ses pieds sur une paillasse infâme infestée de puces. Pourtant, cette nuit là, il fut le plus heureux des hommes. Perclus de douleurs, mais couché aux pieds de sa reine, il n’aurait donné sa place pour rien au monde. En vérité, je vous le dis, il nourrissait un fol amour pour sa reine, mais se gardait bien de le lui avouer. Il avait bien trop peur du sort réservé aux hommes de sa condition d’oser seulement lever les yeux sur une créature de sang royal.
Il était une fois une reine très belle, la reine de cariboutie qui, disait-on, était dotée de pouvoirs magiques. Elle entrepris un jour un pèlerinage dans un voyage semé d’embuches pour aller visiter les reliques d’un saint nommé Jack (dit le matamore). Issue de la célèbre famille Daniels, il était mort sur les côtes de Galicie d’un accident de planche à voile.
Pour l’accompagner dans son périple, elle était accompagnée d’une partie de sa cour.
Tout d’abord sa fille, la princesse cariboulette. La princesse était toute fraiche dans la blondeur de ses vingt ans et ce voyage était aussi pour la reine un moyen de la protéger. En effet, la princesse avait pris l’habitude depuis quelques temps d’aller trainer dans les tavernes obscures pour aller éprouver ses peurs de jeune fille, là où des soudards en voulaient à sa virginité. Elle était promise à un beaucoup plus beau destin puisqu’elle devait épouser un prince de noble lignée. Mais pour l’heure, celui-ci était parti guerroyer et festoyer avec ses amis chevaliers dans le continent eurasien. Elle était très inquiète des rencontres que le prince pourrait faire dans des pays où des créatures ensorceleuses savaient séduire les jouvenceaux fortunés pour leur piquer de la tune ! Mais elle savait au fond d’elle-même que son amour naissant avait besoin de s’éprouver et de se fortifier avant de s’épanouir.
Afin de veiller sur sa fille, la reine avait emmené sa fidèle gouvernante, Mamie. Celle-ci était censée lui inculquer les bonnes manières et la maitrise de soi qui sied aux gens de noble sang. Las, la gouvernante était amoureuse comme une donzelle qui découvre le loup et son esprit était ailleurs. Elle passait ses journées à soupirer, à s’enivrer des émois que son cœur, dégoulinant de suavité, exprimait. Elle aimait un fier torero qui construisait pour elle une solide maison de bois afin d’abriter leur amour. Elle était impatiente de le rejoindre, mais l’ouvrage, débuté dix ans plus tôt, progressait peu, les délais étant, c’est bien connu, très longs dans le secteur du bâtiment. Du moins, c’est le langage qu’il lui tenait !
Afin d’assurer un voyage paisible et d’éviter tout danger à ces femmes pubères, la reine était accompagnée de son intendant. Le personnage, dénommé Geek, était fantasque. Il était d’une efficacité sans faille pour organiser le gite et le couvert, mais sa compagnie était parfois pénible. En effet, il avait la désagréable faculté de parler (souvent pour ne rien dire), du lever du soleil au crépuscule sans qu’il eut été besoin de l’y inviter. Même la reine qui était très autoritaire ne savait comment le faire taire. Peu lui importait qu’on l’écouta. Ce qui l’animait de tant de volubilité, c’était de combler un vide. Il était un peu sorcier, mais surtout ensorcelé. Sa grande sagesse n’avait pas résisté à la divinité à face de bouc à laquelle il déclarait moult psaumes et déposait des images pieuses à longueur de journée.
Le cinquième personnage de notre histoire était Hubert, le fidèle serviteur de la reine. Il était le fils du savetier Walter, artisan réputé, qui était tombé en disgrâce auprès de la cour de cariboutie car, lui qui était censé se consacrer aux pieds des femmes de la famille royale, s’intéressait d’un peu trop prés à ce qui se passait au dessus. Hubert était pauvre et d’apparence chétive. Il n’avait rien de flamboyant, mais il était d’une fidélité sans faille à sa reine, qui en profitait bien.
Par une journée étrange, la reine et sa cour s’étaient égarés dans la montagne. Le soir tombait et, perdus dans la brume, entourés de loups et de bêtes féroces, il ne durent leur salut qu’aux pouvoirs magiques de la reine. Celle-ci avait une facilité à invoquer les esprits. Elle convoquait fréquemment le plus puissant d’entre eux, Wifi et celui-ci lui répondait immédiatement. Ce fut le cas, il les conduisit vers une modeste masure habitée par une paysanne analphabète. Elle leur fut d’un grand secours. Elle leur offrit un repas frugal composé d’animaux étranges, mi serpents, mi poissons, que la princesse cariboulette avala avec dégout mais nécessité.
Ils dormirent dans la grange. La reine avait bien sûr le plus beau lit. Hubert était couché à ses pieds sur une paillasse infâme infestée de puces. Pourtant, cette nuit là, il fut le plus heureux des hommes. Perclus de douleurs, mais couché aux pieds de sa reine, il n’aurait donné sa place pour rien au monde. En vérité, je vous le dis, il nourrissait un fol amour pour sa reine, mais se gardait bien de le lui avouer. Il avait bien trop peur du sort réservé aux hommes de sa condition d’oser seulement lever les yeux sur une créature de sang royal.
Le lendemain, en invoquant Wifi, la reine entendit l’appel de son roi de mari, un homme puissant de grande
lignée qui parcourait le monde afin de trouver des richesses pour le compte du royaume de cariboutie. Il était
pour l’heure dans une cité où l’on vénérait depuis des millénaires la mémoire d’un homme (mi dieu, mi humain),
qui avait été cloué sur une croix pour avoir prétendu que ceux qui le suivraient seraient sauvés! Ce qui,
convenons-en, méritait un tel châtiment. Le roi demandait à la reine de caroubouti de le rejoindre sans délais
dans cette ville étrange peuplée de macaronis !
Ce signal annonça la fin du voyage. Dès ce moment, la reine n’eu de cesse que d’aller poser son royal séant sur la tête de son homme. Elle fit virer Wifi au cramoisi pour que ses vœux soient exaucés, laissant plantés là ses gens de cour désœuvrés, chacun se retrouvant livré à lui-même.
La princesse cariboulette, d’abord désarçonnée, goutta goulûment cette nouvelle liberté, comme Eve croqua la pomme. Elle partit sur son chemin, gambadant de plus en plus vite, s’enivrant de rencontres et d’émois nouveaux. Elle y perdit son innocence mais y connu l’extase.
L’intendant Geek continua son chemin à lui, sans se rendre compte de rien, discourant comme à son habitude avec tout ce qui portait jupon, corole ou parfum. Il semblerait qu’il discourra toujours, mais avec les poissons cette fois, car étant parvenu au bout de la terre de Galice il s’enfonçât dans la mer. C’était la fin pour ce pauvre hère, ce qui a d’ailleurs donné au lieu son nom (il est finit cet hère).
La gouvernante aussi ne se rendit compte de rien. La légende dit qu’elle est toujours posée au bord d’une rivière de montagne, se mirant dans l’eau en tressant sa chevelure blonde, dans l’attente d’un message de son matamore. Las, ce dernier utilisait un couple de pigeons voyageurs Androïde et goût gueule pour converser avec elle. Les pauvres bêtes étaient épuisées des voyages incessants qui portaient toujours les mêmes messages (ma mie, je me languis de toi, mon cœur est retourné comme une crêpe au sirop d’érable, ma vie est sans saveur, les gosses me pèsent 1). Un jour, par mégarde, un chasseur galicien tua les pauvres bêtes et la gouvernante attend toujours le message!
Hubert, le serviteur, ne se remit jamais du départ de la reine. Il sombra dans la folie, se sentant trahi. Il changea de vie et rejoignit, à l’autre bout du monde, un homme étrange, barbu et mal soigné, dont il avait vu le portrait chez la vieille paysanne. Il parcourait des terres inconnues, un cigare dans la bouche, en luttant contre la bourgeoisie qui l’avait tant fait souffrir, au cri de : « Viva la révolution » (prononcer révolutionne). Il pensait avoir gagné sa liberté, mais en réalité, il n’avait fait que changer de maître. Quand on nait en servitude, on le reste toute sa vie.
(1) Enfrançaisdansletexte
Oyez, oyez. Ainsi va la fabuleuse histoire de cariboutie, où se mêlent la passion, l’amour, la magie, la jalousie. Bref, c’est une histoire humaine._ L'auteur, Rémi Pailler.
Note de Lise: Pour les intimes, chacun de ces personnages, vous l'aurez deviné, représente un des 5 copains qui marchaient ensemble sur le Camino Frances.
Dans l'ordre d'apparition dans le texte de Rémi:
la reine: Chantal; la princesse: Maria; la gouvernante: Lise; l'intendant: Olivier; le serviteur: Rémi.
Ce signal annonça la fin du voyage. Dès ce moment, la reine n’eu de cesse que d’aller poser son royal séant sur la tête de son homme. Elle fit virer Wifi au cramoisi pour que ses vœux soient exaucés, laissant plantés là ses gens de cour désœuvrés, chacun se retrouvant livré à lui-même.
La princesse cariboulette, d’abord désarçonnée, goutta goulûment cette nouvelle liberté, comme Eve croqua la pomme. Elle partit sur son chemin, gambadant de plus en plus vite, s’enivrant de rencontres et d’émois nouveaux. Elle y perdit son innocence mais y connu l’extase.
L’intendant Geek continua son chemin à lui, sans se rendre compte de rien, discourant comme à son habitude avec tout ce qui portait jupon, corole ou parfum. Il semblerait qu’il discourra toujours, mais avec les poissons cette fois, car étant parvenu au bout de la terre de Galice il s’enfonçât dans la mer. C’était la fin pour ce pauvre hère, ce qui a d’ailleurs donné au lieu son nom (il est finit cet hère).
La gouvernante aussi ne se rendit compte de rien. La légende dit qu’elle est toujours posée au bord d’une rivière de montagne, se mirant dans l’eau en tressant sa chevelure blonde, dans l’attente d’un message de son matamore. Las, ce dernier utilisait un couple de pigeons voyageurs Androïde et goût gueule pour converser avec elle. Les pauvres bêtes étaient épuisées des voyages incessants qui portaient toujours les mêmes messages (ma mie, je me languis de toi, mon cœur est retourné comme une crêpe au sirop d’érable, ma vie est sans saveur, les gosses me pèsent 1). Un jour, par mégarde, un chasseur galicien tua les pauvres bêtes et la gouvernante attend toujours le message!
Hubert, le serviteur, ne se remit jamais du départ de la reine. Il sombra dans la folie, se sentant trahi. Il changea de vie et rejoignit, à l’autre bout du monde, un homme étrange, barbu et mal soigné, dont il avait vu le portrait chez la vieille paysanne. Il parcourait des terres inconnues, un cigare dans la bouche, en luttant contre la bourgeoisie qui l’avait tant fait souffrir, au cri de : « Viva la révolution » (prononcer révolutionne). Il pensait avoir gagné sa liberté, mais en réalité, il n’avait fait que changer de maître. Quand on nait en servitude, on le reste toute sa vie.
(1) Enfrançaisdansletexte
Oyez, oyez. Ainsi va la fabuleuse histoire de cariboutie, où se mêlent la passion, l’amour, la magie, la jalousie. Bref, c’est une histoire humaine._ L'auteur, Rémi Pailler.
Note de Lise: Pour les intimes, chacun de ces personnages, vous l'aurez deviné, représente un des 5 copains qui marchaient ensemble sur le Camino Frances.
Dans l'ordre d'apparition dans le texte de Rémi:
la reine: Chantal; la princesse: Maria; la gouvernante: Lise; l'intendant: Olivier; le serviteur: Rémi.
lundi 20 octobre 2014
Santiago, acte 2
De retour à Santiago, acte 2
Samedi dernier, j'ai quitté mon hôtel sous un ciel ensoleillé. Parfait pour une marche de 4.5 Km jusqu'à la station d'autobus.
Je constate que le comptoir de tickets est fermé le samedi. Je m'informe du numéro du quai; ce sera vers le 16. L'autobus est prévu pour 12h.
Vers 11h15, une autobus se stationne au quai 14 et l'affichage indique Santiago. Je m'approche et je comprends que le chauffeur ne vend pas de billets. Il m'envoie au comptoir que je sais fermé. Je me pose quelques questions. J'essaie de savoir ce qui se passe en cherchant d'autres passagers qui vont à Santiago. Chacun y va de ses idées: un monsieur me conseille de prendre le train...
Finalement, un autre chauffeur monte dans l'autobus et il a son nécessaire de vente de billets avec lui. Six euros plus tard, je suis bien installée dans la carlingue d'acier pour admirer le paysage.
J'avais remarqué une autre voyageuse avec un attirail de caminette. Elle se rend à Santiago aussi. Elle me parait sympathique. À l'arrivée à Santiago, je m'approche d'elle et lui demande si elle a fait le Camino. Oui, mais elle s'est blessée; une foulure ou une entorse. Elle a du abandonner le camino primitivo ne pouvant plus marcher sans douleur. Elle m'est encore jamais venue à Santiago.
Je lui offre de me suivre jusqu'à l'albergue Seminario Menor qui me semble la meilleure solution d'hébergement à Santiago, valeur qualité-prix.
Elle part déjà dimanche pour l'Autriche. Elle a peu de temps pour visiter Santiago. Je lui offre aussi de l'amener jusqu'à la Cathédrale. Nous nous donnons quelques minutes pour nous installer dans nos chambres. Il est 14h30; nous avons peu de temps compte tenu que nous devons manger.
Je lui propose de dîner chez Manolo. L'attente a été très longue, mais le repas est copieux et abordable. Nous buvons une bouteille de vin rouge. Najda dit que ça endort sa douleur à la jambe. Après dîner, nous rencontrons un Anglais d'origine polonaise avec qui elle a marché sur le Camino primitivo. Je lui parle de la Compostella de Saint-François-D'Assise et je les y conduit. C'est vraiment un gars bizarre parce qu'il n'a aucun désir de recevoir l'autre Compostella. On aurait dit qu'il allait chercher celle-là pour me faire plaisir.
Nous assistons à la messe Najda et moi. Pas de botafumerio à l'horizon, mais une messe en galicien.
Par la suite, nous rencontrons à nouveau notre anglais et nous nous rendons au bar où j'ai l'habitude de me connecter sur le WF. Et là, nous avons pas bu une, mais 3 bouteilles de vin rouge. Ce ne fut pas très difficile de m'endormir, cependant j'ai voyagé à la toilette de nombreuses fois.
Nous n'avions pas vraiment pris de rendez-vous pour ce matin. Heureuse surprise, l'anglais fume à l'extérieur de l'albergue quand je sors pour aller en ville. J'avais un rendez-vous avec Charlotte à 10 h devant la cathédrale. Quelques minutes plus tard, Najda arrive. Donc, nous sommes parties ensemble pour déjeuner. Encore au même bar que la veille, mes nouveaux amis y font la rencontre d'un copain qui habite à Barcelone. J'en profite pour lui demander quelques conseils pour visiter cette ville.
Par la suite, je les amène faire le tour de la cathédrale; nous rencontrons 2 autres compagnons de notre anglais. Après une petite jasette, nous continuons notre tournée. Je les amène Rua de Villar et Rua Franco, les deux plus vieilles rues de Santiago. Je me sens un peu guide touristique, mais enfin...
Viens l'heure du départ pour mes 2 copains, ils prennent l'avion dans l'après-midi et il est l'heure pour eux de prendre leurs bagages et de rejoindre la gare d'autobus pour se rendre à l'aéroport.
Je suis gagnée par la tristesse. J'ai envie de pleurer. Je me sens encore plus seule parce que Charlotte n'était pas au rendez-vous. Je m'en doutais un peu avec le mauvais temps des derniers jours, elle est probablement retournée en France plus tôt. J'ai assisté à la messe des pèlerins et le botafumerio était de la partie. Quand je suis sortie de l'église, il faisait si beau. Je suis retournée sur la rua Franco et je me suis payé une petite folie: 6 huitres sur glace avec un verre de vin blanc. Un accord parfait choisi par le maitre d'hôtel.
Petite séance de magasinage, je cherche des cadeaux pour toute la famille. Comme ça, cela va m'éviter cette corvée avant les fêtes. Ils auront des souvenirs de voyage cette année sous le sapin.
Ensuite, retour au café internet pour communiquer avec une personne cher à mon coeur et retour à l'albergue vers 17h. J'ai acheté de quoi souper dans une boulangerie en passant. J'ai mangé mon lunch en bas à la cuisine dans l'espoir de rencontrer quelqu'un. Mais non, pas cette fois. Je suis retournée à ma chambre mettre à jour mon blogue. Après quelques lignes, j'ai décidé d'aller à l'extérieur pour profiter du retour du beau temps. En arrivant dehors, j'entends deux femmes qui parlent français: c'est de la musique à mes oreilles. Une des deux est québécoise, cela s'entend comme le disent les Français.
Je les laisse finir le sujet de leur conversation et je leur dit quelques mots. La Québécoise a terminé hier son camino Frances par le Finisterra et part pour Barcelone demain en train (12 heures) et la Française part demain pour Finisterra.
Nous avons pris rendez-vous à Barcelone la Québécoise et moi. Nous reviendrons à Montréal par le même vol. J'ai demandé à la Française si je pouvais l'accompagner pour le premier kilomètre comme Marieke l'avait fait pour moi et elle a accepté. Nous déjeunerons ensemble à l'albergue demain matin à 8h30.
Je suis assez contente de ces deux rencontres. Demain, j'aurai de quoi m'occuper et surtout une personne à qui parler ma langue. De plus, je trouve sympa d'avoir une copine avec moi à Barcelone.
Lundi
J'ai accompagné ce matin Dolores sur le premier Km vers Finisterra. Elle était bien contente que je l'accompagne. Elle aussi se sentait seule, comme moi la semaine dernière, sur ce dernier chemin d'autant plus qu'elle l'a fait la dernière fois avec son frère et sa soeur. Elle ne sera pas seule longtemps puisque nous avons rencontré une Italienne, Déborah, qui veut faire ce chemin en 4 jours. C'est possible, mais avec des étapes de 30 Km. Le beau temps est présent; ce qui devrait faciliter la marche de mes deux copines.
Ensuite, je suis revenue sur mes pas, saluant au passage les quelques pèlerins courageux qui se dirigeaient vers Finisterra et Muxia.
J'ai occupé mon avant-midi à magasiner mes derniers cadeaux. Je suis assez contente du résultat; je pourrai me passer de presque tout le magasinage des Fêtes. J'ai aussi visité le Musée de l'art sacré où j'ai vu la statut d'un étrange pélican. Je vais faire une recherche sur Internet à ce sujet. Il me faisait penser au phénix de la légende. J'ai essayé d'aller au second édifice du Musée des pelegrinos, mais ce sera ouvert que demain selon la dame de la sécurité.
Ce midi, j'ai mangé chez Manolo et j'ai bu une bouteille de vin au complet. Je suis retournée à l'albergue légèrement ''gorlot''; ce qui m'a valu de passer le reste de l'après-midi au lit à cuver mon vin. Heureusement, ce n'est pas coutume.
Pour la soirée. j'ai prévu visite au café internet, envoi de messages et téléphone à maman. Demain, visite de ce musée des pèlerins et je ne sais pas encore quoi d'autres.
jeudi 16 octobre 2014
A Coruna
L'autobus m'a conduite à A Coruna. Le trajet prend environ 1 heure 15. Entre Santiago et A Coruna, il y a une chaine de montagnes. J'ai marché 5 Km entre la station de bus et cet hôtel. Ma chambre est petite, mais tout y est. Une fois mon sac déposé, je suis partie faire un tour.
J'ai longé la marina et je suis arrivée su Musée d'archéologie et d'histoire. Je l'ai visité de suite; il est situé dans le château San Antonio, sur une petite île rocheuse à l'entrée du port.
Le lendemain, il pleuvait à boire debout. J'ai donc décidé de faire la journée de magasinage que j'avais prévue faire avant de partir pour le Canada sans plus attendre aux grands magasins El Corte Ingles.
Je me suis également informée de l'heure de l'autobus pour Santiago le samedi. J'ai décidé de partir samedi au lieu de dimanche à cause de toute cette pluie. La dame à la réception de l'hôtel m'a remboursé une nuit.
Ce matin, j'entendais la pluie sur les vitres de ma chambre. J'ai décidé d'aller quand même du côté des plages et de la Tour d'Hercule. J'ai visité en passant le Musée des Beaux-arts. En sortant, il pleuvait encore. Je me suis rendue sur la promenade qui longe la plage et j'ai vu des immenses vagues se briser sur le sable. J'ai continué jusqu'à l'Aquarium du Finisterre. J'ai vu une reproduction du Nautilus de Jules Verne. J'ai bien aimé.
Finalement, à la sortie de l'Aquarium, il faisait encore très mauvais mais, j'ai décidé d'aller pareil à la Tour d'Hercule, le plus vieux phare encore en service au monde. Il date du 2 e siècle. Il fait très mauvais sur cette pointe de terre battue par les vents. J'ai visité le centre d'interpétation, le sous-sol de la tour et les étages en montant par l'immense escalier de pierre. Ensuite, je suis rentrée à ma chambre, trempée jusqu'aux os. Une bonne douche, une orange et me voici en train de décrire mon séjour à A Coruna, qui veut dire le crâne.
J'ai longé la marina et je suis arrivée su Musée d'archéologie et d'histoire. Je l'ai visité de suite; il est situé dans le château San Antonio, sur une petite île rocheuse à l'entrée du port.
Le lendemain, il pleuvait à boire debout. J'ai donc décidé de faire la journée de magasinage que j'avais prévue faire avant de partir pour le Canada sans plus attendre aux grands magasins El Corte Ingles.
Je me suis également informée de l'heure de l'autobus pour Santiago le samedi. J'ai décidé de partir samedi au lieu de dimanche à cause de toute cette pluie. La dame à la réception de l'hôtel m'a remboursé une nuit.
Ce matin, j'entendais la pluie sur les vitres de ma chambre. J'ai décidé d'aller quand même du côté des plages et de la Tour d'Hercule. J'ai visité en passant le Musée des Beaux-arts. En sortant, il pleuvait encore. Je me suis rendue sur la promenade qui longe la plage et j'ai vu des immenses vagues se briser sur le sable. J'ai continué jusqu'à l'Aquarium du Finisterre. J'ai vu une reproduction du Nautilus de Jules Verne. J'ai bien aimé.
Finalement, à la sortie de l'Aquarium, il faisait encore très mauvais mais, j'ai décidé d'aller pareil à la Tour d'Hercule, le plus vieux phare encore en service au monde. Il date du 2 e siècle. Il fait très mauvais sur cette pointe de terre battue par les vents. J'ai visité le centre d'interpétation, le sous-sol de la tour et les étages en montant par l'immense escalier de pierre. Ensuite, je suis rentrée à ma chambre, trempée jusqu'aux os. Une bonne douche, une orange et me voici en train de décrire mon séjour à A Coruna, qui veut dire le crâne.
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