J'ai dormi 12 heures la nuit dernière et cela m'a été très bénéfique. J'ai décidé de tenter de me rendre à Monte Do Gozo pour n'avoir que 4 ou 5 Km à marcher demain matin.
Je suis vraiment bien ce matin puisque en plus de prier le bon Dieu pour mes pieds, j'ai pris une petite pillule.
Donc, n'ayant plus de mal, je peux voler à 4 Km. J'ai mangé à O Pedrouzo une ensalada mixta assez bonne d'ailleurs. C'est fait avec du thon, des œufs, des tomates, des asperges blanches, des oignons blancs et de la laitue.
Passé Amenal, le chemin longe l'aéroport de Santiago. Que c'est bizarre de marcher sur un chemin vieux de 900 ans et de longer un aéroport créé pour accomoder les pélerins d'aujourd'hui. Encore, quelques albergues le long du chemin. Je m'arrête manger une crème glacée et up, je repars. Ce matin, j'ai rencontré un jeune Polonais venu sur le pouce en Espagne et un très vieux monsieur qui marche encore moins vite que moi. Je pensais qu'il allait s'effondrer tellement il était instable.
Les 8 derniers Km ont été un peu plus difficles parce qu'il n'y avait aucune possibilité de changer d'idée et de s'arrêter en chemin. Aucun hébergement en vue. Donc, je sais pourquoi cela s'appelle Monte Do Gozo: le chemin monte durant les 10 derniers Km.
J'ai même croisé une petite vipère qui ne tenait pas elle n'ont plus à faire connaissance.
Enfin, je suis bien arrivée à l'albergue. C'est un centre immense qui peut acceuillir dans centaines de personnes. La cafétéria est excellente. J'ai mangé un bon hamburger. J'ai rencontré aussi Shirley qui vient d'Alberta. Elle est très fatiguée elle aussi. Nous avons discuté quelques minutes. Elle me dit que je parle bien l'anglais. Cool!
J'essai de rejoindre Mareike qui est ici elle aussi. Mais cet albergue est si grand que je ne sais pas si nous pourrons nous rencontrer. Nous aurions aimé rentrer à Santiago ensemble.
mardi 30 septembre 2014
lundi 29 septembre 2014
Boente-Salceda 21 km
Partie de très bonne heure ce matin avec Marieke, nous avons marché plus d'une heure avec nos lampes de poche dans la forêt. Heureusement que nous étions deux parce que j'aurais eu peur d'être toute seule dans la nuit. La surface du sentier est assez lisse; donc pas de mauvaise surprise de ce côté.
Le sentier ne traverse pas beaucoup de villages dans cette section. Par compte, nous avons passé par Azrua qui est une grande ville. Il était 9h 30. Je ne me suis pas arrêtée. J'aurais du parce que ce n'est que 10 Km plus loin que j'ai enfin pu relaxer un peu. Il était 11h30, un peu tôt pour le dîner, mais avec la rareté des établissements touristiques, c'était la meilleure chose à faire. J'ai mangé une assiette d'oeufs, de bacon et de jambon servie avec une miche de pain sans oublier la cerveza.
Je ne me sens pas très bien aujourd'hui. Je n'ai plus de plaisir. Le fait de voir toutes ces stèles avec le kilométrage pour Santiago me rend impatiente et découragée. C'est à la fois si proche et encore si loin. J'ai hâte de finir. Mes pieds et mon corps sont fatigués. J'avoue que je suis lasse de marcher. M'arrêter si près du but est impensable pour moi.
Les paysages de Galice ressemblent tant de ceux de Bretagne. J'ai une impression de monotonie qui s'installe. Souhaitons que la ville et la cathédrale de Saint-Jacques sauront relancer mes capacités d'émerveillement.
Mareike m'avait laissée un peu après Azrua. Elle marche plus vite que moi et veut se rendre à San Irene. Pour ma part, j'ai décidé de m'arrêter après 20 Km malgré que je suis bien pour marcher aujourd'hui parce que j'ai pris une Tylenol au déjeuner. J'ai renouvelé la dose au dîner.
Chanceuse, il y a une maison de pension à 21 Km. J'aurai une chambre pour moi toute seule. Quel bonheur! J'ai fait mes petites affaires: douche, lavage et autres obligations de l'itinérante pèlerine que je suis devenue au fils des jours.
Cependant, une grande déception m'attendait. Le WiFi ne rentre pas dans mon ipad. J'espère qu'à force de fermer et d'ouvrir le router que je pourrai enfin me connecter. Une soirée sans WiFi, seule en plus, me fait penser que je vais peut-être m'ennuyer un peu. Vivre en dortoir répond au besoin d'être entouré d'humains, la chaleur humaine nous aussi nécessaire que la nourriture. La connexion internet répond aussi à ce besoin; plus on est loin, plus on sent le besoin de communiquer avec les siens. Je me rend compte que l'être humain est plein de contradictions. Moi qui avait tant à dire, tant à vérifier, tant à chercher, me voici condamnée à dormir. Pour que ça passe plus vite, je devrai peut-être aller prendre une marche!
Demain, je prévois enfin une grasse matinée si possible et une marche de 20 Km. Après demain, au plus 10 km et j'arriverai à Saint-Jacques-de-Compostele dans un mélange d'émotions de joie et de tristesse. J'ai peur de ce vide que je pourrais éprouver. Je m'en approche d'heure en heure. Dans moins de 7 heures de marche, j'y serai. Ma vitesse de croisière étant de 3 à 5 km / heure; imaginez qu'en voiture la même distance se parcourt en à peine 15 minutes.
Et bien, Santiago n'est plus qu'à 25 Km; j'y serai dans 2 jours. Je ne suis pas si pressée d'autant plus que ce sera la fête de Saint-François-D'Assise le 4 octobre. Puisqu'il fut mon guide tout le long du chemin, je me vois mal manquer cette célébration.
Finalement, il est 18 h 20, le proprio téléphone au fournisseur internet. Toujours pas de connexion. Après un second téléphone, il semble que ce serait la compagnie de téléphone qui fournit internet qui est en trouble! Tu parles d'une malchance.
Le sentier ne traverse pas beaucoup de villages dans cette section. Par compte, nous avons passé par Azrua qui est une grande ville. Il était 9h 30. Je ne me suis pas arrêtée. J'aurais du parce que ce n'est que 10 Km plus loin que j'ai enfin pu relaxer un peu. Il était 11h30, un peu tôt pour le dîner, mais avec la rareté des établissements touristiques, c'était la meilleure chose à faire. J'ai mangé une assiette d'oeufs, de bacon et de jambon servie avec une miche de pain sans oublier la cerveza.
Je ne me sens pas très bien aujourd'hui. Je n'ai plus de plaisir. Le fait de voir toutes ces stèles avec le kilométrage pour Santiago me rend impatiente et découragée. C'est à la fois si proche et encore si loin. J'ai hâte de finir. Mes pieds et mon corps sont fatigués. J'avoue que je suis lasse de marcher. M'arrêter si près du but est impensable pour moi.
Les paysages de Galice ressemblent tant de ceux de Bretagne. J'ai une impression de monotonie qui s'installe. Souhaitons que la ville et la cathédrale de Saint-Jacques sauront relancer mes capacités d'émerveillement.
Mareike m'avait laissée un peu après Azrua. Elle marche plus vite que moi et veut se rendre à San Irene. Pour ma part, j'ai décidé de m'arrêter après 20 Km malgré que je suis bien pour marcher aujourd'hui parce que j'ai pris une Tylenol au déjeuner. J'ai renouvelé la dose au dîner.
Chanceuse, il y a une maison de pension à 21 Km. J'aurai une chambre pour moi toute seule. Quel bonheur! J'ai fait mes petites affaires: douche, lavage et autres obligations de l'itinérante pèlerine que je suis devenue au fils des jours.
Cependant, une grande déception m'attendait. Le WiFi ne rentre pas dans mon ipad. J'espère qu'à force de fermer et d'ouvrir le router que je pourrai enfin me connecter. Une soirée sans WiFi, seule en plus, me fait penser que je vais peut-être m'ennuyer un peu. Vivre en dortoir répond au besoin d'être entouré d'humains, la chaleur humaine nous aussi nécessaire que la nourriture. La connexion internet répond aussi à ce besoin; plus on est loin, plus on sent le besoin de communiquer avec les siens. Je me rend compte que l'être humain est plein de contradictions. Moi qui avait tant à dire, tant à vérifier, tant à chercher, me voici condamnée à dormir. Pour que ça passe plus vite, je devrai peut-être aller prendre une marche!
Demain, je prévois enfin une grasse matinée si possible et une marche de 20 Km. Après demain, au plus 10 km et j'arriverai à Saint-Jacques-de-Compostele dans un mélange d'émotions de joie et de tristesse. J'ai peur de ce vide que je pourrais éprouver. Je m'en approche d'heure en heure. Dans moins de 7 heures de marche, j'y serai. Ma vitesse de croisière étant de 3 à 5 km / heure; imaginez qu'en voiture la même distance se parcourt en à peine 15 minutes.
Et bien, Santiago n'est plus qu'à 25 Km; j'y serai dans 2 jours. Je ne suis pas si pressée d'autant plus que ce sera la fête de Saint-François-D'Assise le 4 octobre. Puisqu'il fut mon guide tout le long du chemin, je me vois mal manquer cette célébration.
Finalement, il est 18 h 20, le proprio téléphone au fournisseur internet. Toujours pas de connexion. Après un second téléphone, il semble que ce serait la compagnie de téléphone qui fournit internet qui est en trouble! Tu parles d'une malchance.
Ce matin, la connexion est ok. J'ai dormi jusqu'à 8 heure. J'ai encore un petit blues ce matin...la madame est frustrée encore de sa soiree d'hier.
dimanche 28 septembre 2014
Palas de Reis-Boente
Il pleut ce matin à Palas de Reis. Mais, il faut partir quant même. Santiago n'est plus qu'à 65 km. Je pars avec mon amie allemande, Mareike. Le chemin est plutôt beau avec des montées et des descentes biensûr, mais il passe par des forêts de pins et d'eucalyptus; un délice pour le nez.
Arrivée à Melide, on passe sur un pont et une petite bourgade près d'une église. Surprise, Mareike n'y attend. Il est 11h; nous décidons de nous arrêter à la borne du 50 Km.
Ensuite, une longue montée dans un champs loin des habitations. Nous traversons la ville avec difficulté: c'est jour de marché publique et la ville est envahie par les kiosque de vêtements, de fruits et de légumes. La foule est dense, je dois demander mon chemin à plusieurs reprises. J'ai perdu de vue Mareike...
À la sortie de Melide, je retrouve avec bonheur ma nouvelle amie. Nous nous trouvons dans un petit pled perdu face à la borne 50 Km, sans restaurant, sans albergue. Je me demande bien si nous avons eu raison de ne pas arrêter en ville. À 30 mètres, une église, je demande à la dame où est la prochaine albergue et le restaurant.
Le restaurant est à 40 mètres derrière nous et la prochaine albergue à 6 km devant. Mareike voudrait retourner à Melide, mais pour moi pas question de retourner en arrière. Donc, en arrivant au restaurant, je prends 2 tylénol. Nous mangeons du pain et de fromage frais avec une bouteille d'eau minérale pour 4,2 Euros.
Mareike vérifie dans son guide. Il y a bien une albergue à 6 Km. Mais avant de marcher jusque là, je veux avoir la certitude que nous aurons une place. Je demande si quelqu'un parle l'anglais dans le restaurant et la serveuse offre ses services pour téléphoner pour nous. C'est OK.
Donc, je ne sais pas si ce sont les pilules, mais je vole à côté de Mareike. Plus de douleur....
L'albergue est bien sympathique. Il y a une piscine et un bar. Je me dis que je vais peut-être prendre encore une petite dose de pillules pour les prochains 45 Km.
Je viens de réserver ma chambre pour Santiago. je pense que c'est raisonnable de penser que j'y serai le 1er octobre. Je resterai 2 jours à l'hôtel pour bien savourer mon succès sur le camino.
Arrivée à Melide, on passe sur un pont et une petite bourgade près d'une église. Surprise, Mareike n'y attend. Il est 11h; nous décidons de nous arrêter à la borne du 50 Km.
Ensuite, une longue montée dans un champs loin des habitations. Nous traversons la ville avec difficulté: c'est jour de marché publique et la ville est envahie par les kiosque de vêtements, de fruits et de légumes. La foule est dense, je dois demander mon chemin à plusieurs reprises. J'ai perdu de vue Mareike...
À la sortie de Melide, je retrouve avec bonheur ma nouvelle amie. Nous nous trouvons dans un petit pled perdu face à la borne 50 Km, sans restaurant, sans albergue. Je me demande bien si nous avons eu raison de ne pas arrêter en ville. À 30 mètres, une église, je demande à la dame où est la prochaine albergue et le restaurant.
Le restaurant est à 40 mètres derrière nous et la prochaine albergue à 6 km devant. Mareike voudrait retourner à Melide, mais pour moi pas question de retourner en arrière. Donc, en arrivant au restaurant, je prends 2 tylénol. Nous mangeons du pain et de fromage frais avec une bouteille d'eau minérale pour 4,2 Euros.
Mareike vérifie dans son guide. Il y a bien une albergue à 6 Km. Mais avant de marcher jusque là, je veux avoir la certitude que nous aurons une place. Je demande si quelqu'un parle l'anglais dans le restaurant et la serveuse offre ses services pour téléphoner pour nous. C'est OK.
Donc, je ne sais pas si ce sont les pilules, mais je vole à côté de Mareike. Plus de douleur....
L'albergue est bien sympathique. Il y a une piscine et un bar. Je me dis que je vais peut-être prendre encore une petite dose de pillules pour les prochains 45 Km.
Je viens de réserver ma chambre pour Santiago. je pense que c'est raisonnable de penser que j'y serai le 1er octobre. Je resterai 2 jours à l'hôtel pour bien savourer mon succès sur le camino.
jeudi 25 septembre 2014
Fonfria-Palas de Reis
Levée tôt encore ce matin. Les amis sont en feu. Ils ont tous une bonne raison d'être rendus à Santiago le plus tôt possible; sauf moi, j'ai le temps.
Donc, je n'ai pas vraiment d'attente en ce qui concerne le nombre de kilomètres que je ferai aujourd'hui.
Déjeuner aux oeufs de poule, café américain, des toats et des toasts pour la premièere fois depuis longtemps. Hier soir, un souper au poulpe en a déçu au moins deux. D'où l'envie de filer vers la ville pour avoir plus de choix de restaurants.
Enfin départ vers 7h30 au petit jour. Le soleil ne se lève que vers 8h. Fonfria est en amont de Triacastela. À Triacastela, deux choix: passer par Samos ou par Saint-Xil. J'ai pris Saint-Xil comme les amis, me disant qu'avec 4 km de moins que Samos, c'était un bon choix.
Pas tout à fait. Grosses montées, suivies de grosses descentes, le chemin rocailleux me rentre dans les jambes et les pieds. Pas beaucoup de services non plus. J'ai eu du mal à m'arrêter à un restaurant. Il était situé sur une ferme et on n'y servait pas de soupe. Par compte, le gâteau aux fruits y était excellent. Si j'avais connu un peu plus d'espagnol, j'aurais demandé la recette.
Donc, grosse journée encore. Moi qui voulait limiter la distance que je parcourerais, je ne pouvais pas arrêter faute d'albergue.
Après avoir avalée 28 Km, je voyais Sarria au loin et une albergue s'est pointée à ma droite. Que faire? Il faut dire que j'avais décidé de prendre une journée de congé de marche pour le lendemain. J'avais le choix de rester dans ce pled en pleine campagne ou prendre un taxi pour me rendre à Sarria où les copains m'attendaient un peu. L'odeur de ferme et la solitude des lieux ont eu tôt fait de me décider. Et, up, un taxi. 6Km=6Euros. J'ai retrouvé la gang pour la dernière fois.
J'ai pu visiter Sarria sans effort. Je l'ai traversée en voiture taxi et j'ai marché jusqu'au monastère. Auparavant, il faut dire que je me suis arrêtée prendre une bière au bar avec mes 5 copains.
À 19h, messe au Monastère San Magdalena. Le prêtre, durant l'homélie, a parlé de la nécessité de s'entraider et de s'aimer dans les familles à cause de la crise qui sévit en Espagne. 25% de chômage, les plus vieux parmi vous s'en rappelleront: au Québec aussi, nous avons connu cela. Toujours est-il que l'amour dans les familles ne devrait-il pas être présent même sans crise économique?
Après ce si bon et long discours, je suis en appétit. Nous retrouvons une amie canadienne et ses amis, rencontrés auparavant, à un bien agréable restaurant italien. Au menu, lasagne, spagetti, macaroni, vin, ouf! Je ne vais pas maigrir.
Cependant, mon intention de prendre congé s'estompe un peu. Que vais-je faire toute la journée dans cette petite ville? Je décide donc de faire encore un petit bout de chemin demain sans me stressée.
C'est ce que j'ai fait. Lever vers 8h30 au lieu de 6h30, départ à 9h30 sur le Camino. Et voilà, j'ai terminé ma journée après 21 km à Vilacha en vue de Portomarin qui est à 25 Km d'ici. Petite journée sur un sentier qui monte et qui descend, mais où je me permet d'arrêter pour presque flâner.
Je suis logée dans une albergue privée. Elle est tenue par une Danoise et j'aurai comme compagnes de dortoir deux Hollandaises et cinq Allemandes. J'espère bien qu'elles ne ronfleront pas. Je pratique mon anglais; je devrais prendre des cours soit d'anglais, soit d'espagnol en revenant. Enfin, je verrai...
Santiago n'est plus qu'à 90 Km. Donc, dans 5 jours, je devrais y être.
Vilacha-Ligonde:
Hier, le 25 septembre, je me suis arrêtée à Vilacha puisque j'étais épuisée. De toute façon, je ne voulais suivre le groupe. Ils sont trop speedy pour moi.
Je me suis retrouvée dans une albergue privée tenue par une danoise et un afrikaner. Ils passent 7 mois par an en Espagne et le reste de l'année en Afrique du Sud. J'étais accompagnée de deux Hollandaise et 5 allemandes se sont jointes à nous.
Un bon souper avec de la soupe aux pois verts, du spaghetti et de la crème caramel; le tout arrosé de bon vin.
Ce matin, les allemandes sont parties de bonne heure (6 heure). Ça m'a réveillé un peu. mais je suis restée au lit jusqu'à ce que les hollandaises se lèvent. Le gars est venu nous chercher pour le déjeuner. Il avait hâte qu'on parte?
Au départ, j'avais encore mal aux pieds. Je suis donc retourné pour refaire mes pansements sur les orteils du pieds droit. J'ai pris le raccourci suggéré par l'aubergiste et j'ai sauvé les escaliers de Portomarin.
La surface du chemin était beaucoup plus belle, mais pas de restaurant, ni de village pour les 10 premiers km. C'est certain que dans ce temps-là, on arrête au premier. Ici, à Gonza pour un café et une banane verte. Rendue à Hospital de la Cruz, j'ai mangé une omelette. C'est à ce moment que j'ai vu un livre sur une femme aveugle qui a ouvert des écoles de brailles au Tibet. J'ai pris les références parce que cette biographie m"intéresse.
L'aubergiste de Ligonde avait réservé pour moi et les allemandes une chambre dans une albergue de Portos. Les allemandes étaient parties très tôt sans prendre de petit déjeuner. Quel ne fut pas ma surprise de les voir arriver à Ligonde aprés moi! Il faut vous dire que je suis pas mal tortue sur le chemin et que ce n'est pas dans mes habitudes de dépasser les amis pèlerins. Et bien, elles en ont sué un coup parce que d'une part, il s'agissaient de leur 2e journée de marche et qu'elles n'ont pas trouvé de restaurant avant un bon bout de chemin. Imaginez qu'il leur restait encore 5 Km à marcher à partir de Ligonde.
Donc, bonne joueuse, je leur ai demand. de m'excuser auprès de l'aubergiste ou on avait réservé parce que je demeurait à Ligonde faute de plus d"énergie. 21 Km qu'en même depuis le matin.
À Ligonde, il y a une albergue chrétienne qui s'appelle La puente des peregrinos.
Les hospitaliers offrent du café, du thé et le coucher gratuitement. Ina que je venais de rencontrer sur le chemin avait décidé de s'y arrêter. ( Ina a une énorme ampoule sur le côté du pied. Elle a commencé son Camino à Saint-Jean-Pied-de-Port et m'a dit qu'elle devra s'arrêter bientôt parce que son avion est dans 2 jours à Santiago.) Une autre allemande rencontré auparavant y dormira; une couple d'Irlandais et un autre allemand. Donc, pas trop dangereux d'y rester, d'autant plus qu'une des bénévoles est française.
Je prends ma douche, je lave mon linge et je marche 0.5 Km pour avoir le WIFI. Faut vouloir donner des nouvelles avec mon mal de pied. Mais, enfin, je me disais que je faisait mieux d'avertir la famille avec ces fous de Dieu.
Cependant, je n'ai pas regretté d'avoir passe la nuit chez eux. Il s'agit du groupe AGAPE que je connaissait un peu déjà. Pas de fanatiques, juste de bons hôtes. J'ai hâte de vous montrer la paella géante qu'ils avaient cuisinée. On a passé une belle soirée. Avant de souper, ils nous ont fait écouter le film COURAGEOUS avec du pop corn. Je me serais cru chez maman. Après le souper, nous avons échangé sur le chemin et sur le pèlerinage en anglais, en français, en espagnol et en allemand. Toutes ces langues en traduction simultanée...
Enfin, j'ai bien dormi. Tout le monde s'est levé presque en même temps vers 8h. Petit déjeuner aux céréales et go sur le chemin. Je n'ai regretté d'avoir changé d'idée pour la réservation de la veille. Ça m'aurait fait marcher 25 Km.
Ligonde-Palas de Reis
Ce matin, j'ai eu droit à une brume intense sur la vallée que le chemin dominait. J'ai pris plusieurs photos. J'ai entendu les chiens chanter ou hurler comme des loups. Je ne sais pas ce qu'ils avaient à dire malgré mes pensées pour Saint-François-D'Assise qui savait parler aux animaux.
Ina est partie devant; j'ai marché seule.
Cependant quant on fait une pause, on reconnait les personnes qu'on a rencontré les jours précédents. Mes 2 Hollandaises étaient là; elles poussaient jusqu'à CASANOVA. Je me demande si c'est à cause du gars célèbre qui portait ce nom.
J'ai eu des nouvelles des copains; ils sont à 50 Km de Santiago. Moi, je suis à 70Km; si ça va bien je pousserai jusqu'à Melide. Il me resterait 55 Km. Donc, encore 3 ou 4 jours.
Ce matin, j'ai lu dans La Presse ce qui se passe en Irak dans l'EI. J'ai été horrifiée. Je vous avoue que j'ai pleuré. Par la suite, sur le chemin, je suis entrée dans une église. Le prêtre accueillait personnellement les pèlerins pour étamper les credentials. Je lui ai demandé de me bénir. Il m'a pris la tête dans ses mains et j'ai ressenti une grande émotion. J'avais les larmes aux yeux et je suis persuadée que cela me protégera des dangers du chemin.
Finalement, j'ai pris une albergue à Palas de Reis avec une allemande rencontrée hier. J'ai vu Ina tout à l'heure, elle prenait le bus pour Santiago. Donc, pas de Compostela pour elle. Je vous rappelle qu'il faut marcher absolument les 100 derniers Km et pour preuve, il faut avoir dans notre Credential ( calepin du pèlerins) au moins 2 tampons par jour.
J'ai un peu regretté d'avoir pris cette albergue sans avoir demandé s'il fournissait le WiFi parce qu'il n'y en a pas. Mais, bon, je suis au café en face et je sirotte une bonne bière pression en mettant à jous mon blogue. Que je suis misérable!sic
Donc, je n'ai pas vraiment d'attente en ce qui concerne le nombre de kilomètres que je ferai aujourd'hui.
Déjeuner aux oeufs de poule, café américain, des toats et des toasts pour la premièere fois depuis longtemps. Hier soir, un souper au poulpe en a déçu au moins deux. D'où l'envie de filer vers la ville pour avoir plus de choix de restaurants.
Enfin départ vers 7h30 au petit jour. Le soleil ne se lève que vers 8h. Fonfria est en amont de Triacastela. À Triacastela, deux choix: passer par Samos ou par Saint-Xil. J'ai pris Saint-Xil comme les amis, me disant qu'avec 4 km de moins que Samos, c'était un bon choix.
Pas tout à fait. Grosses montées, suivies de grosses descentes, le chemin rocailleux me rentre dans les jambes et les pieds. Pas beaucoup de services non plus. J'ai eu du mal à m'arrêter à un restaurant. Il était situé sur une ferme et on n'y servait pas de soupe. Par compte, le gâteau aux fruits y était excellent. Si j'avais connu un peu plus d'espagnol, j'aurais demandé la recette.
Donc, grosse journée encore. Moi qui voulait limiter la distance que je parcourerais, je ne pouvais pas arrêter faute d'albergue.
Après avoir avalée 28 Km, je voyais Sarria au loin et une albergue s'est pointée à ma droite. Que faire? Il faut dire que j'avais décidé de prendre une journée de congé de marche pour le lendemain. J'avais le choix de rester dans ce pled en pleine campagne ou prendre un taxi pour me rendre à Sarria où les copains m'attendaient un peu. L'odeur de ferme et la solitude des lieux ont eu tôt fait de me décider. Et, up, un taxi. 6Km=6Euros. J'ai retrouvé la gang pour la dernière fois.
J'ai pu visiter Sarria sans effort. Je l'ai traversée en voiture taxi et j'ai marché jusqu'au monastère. Auparavant, il faut dire que je me suis arrêtée prendre une bière au bar avec mes 5 copains.
À 19h, messe au Monastère San Magdalena. Le prêtre, durant l'homélie, a parlé de la nécessité de s'entraider et de s'aimer dans les familles à cause de la crise qui sévit en Espagne. 25% de chômage, les plus vieux parmi vous s'en rappelleront: au Québec aussi, nous avons connu cela. Toujours est-il que l'amour dans les familles ne devrait-il pas être présent même sans crise économique?
Après ce si bon et long discours, je suis en appétit. Nous retrouvons une amie canadienne et ses amis, rencontrés auparavant, à un bien agréable restaurant italien. Au menu, lasagne, spagetti, macaroni, vin, ouf! Je ne vais pas maigrir.
Cependant, mon intention de prendre congé s'estompe un peu. Que vais-je faire toute la journée dans cette petite ville? Je décide donc de faire encore un petit bout de chemin demain sans me stressée.
C'est ce que j'ai fait. Lever vers 8h30 au lieu de 6h30, départ à 9h30 sur le Camino. Et voilà, j'ai terminé ma journée après 21 km à Vilacha en vue de Portomarin qui est à 25 Km d'ici. Petite journée sur un sentier qui monte et qui descend, mais où je me permet d'arrêter pour presque flâner.
Je suis logée dans une albergue privée. Elle est tenue par une Danoise et j'aurai comme compagnes de dortoir deux Hollandaises et cinq Allemandes. J'espère bien qu'elles ne ronfleront pas. Je pratique mon anglais; je devrais prendre des cours soit d'anglais, soit d'espagnol en revenant. Enfin, je verrai...
Santiago n'est plus qu'à 90 Km. Donc, dans 5 jours, je devrais y être.
Vilacha-Ligonde:
Hier, le 25 septembre, je me suis arrêtée à Vilacha puisque j'étais épuisée. De toute façon, je ne voulais suivre le groupe. Ils sont trop speedy pour moi.
Je me suis retrouvée dans une albergue privée tenue par une danoise et un afrikaner. Ils passent 7 mois par an en Espagne et le reste de l'année en Afrique du Sud. J'étais accompagnée de deux Hollandaise et 5 allemandes se sont jointes à nous.
Un bon souper avec de la soupe aux pois verts, du spaghetti et de la crème caramel; le tout arrosé de bon vin.
Ce matin, les allemandes sont parties de bonne heure (6 heure). Ça m'a réveillé un peu. mais je suis restée au lit jusqu'à ce que les hollandaises se lèvent. Le gars est venu nous chercher pour le déjeuner. Il avait hâte qu'on parte?
Au départ, j'avais encore mal aux pieds. Je suis donc retourné pour refaire mes pansements sur les orteils du pieds droit. J'ai pris le raccourci suggéré par l'aubergiste et j'ai sauvé les escaliers de Portomarin.
La surface du chemin était beaucoup plus belle, mais pas de restaurant, ni de village pour les 10 premiers km. C'est certain que dans ce temps-là, on arrête au premier. Ici, à Gonza pour un café et une banane verte. Rendue à Hospital de la Cruz, j'ai mangé une omelette. C'est à ce moment que j'ai vu un livre sur une femme aveugle qui a ouvert des écoles de brailles au Tibet. J'ai pris les références parce que cette biographie m"intéresse.
L'aubergiste de Ligonde avait réservé pour moi et les allemandes une chambre dans une albergue de Portos. Les allemandes étaient parties très tôt sans prendre de petit déjeuner. Quel ne fut pas ma surprise de les voir arriver à Ligonde aprés moi! Il faut vous dire que je suis pas mal tortue sur le chemin et que ce n'est pas dans mes habitudes de dépasser les amis pèlerins. Et bien, elles en ont sué un coup parce que d'une part, il s'agissaient de leur 2e journée de marche et qu'elles n'ont pas trouvé de restaurant avant un bon bout de chemin. Imaginez qu'il leur restait encore 5 Km à marcher à partir de Ligonde.
Donc, bonne joueuse, je leur ai demand. de m'excuser auprès de l'aubergiste ou on avait réservé parce que je demeurait à Ligonde faute de plus d"énergie. 21 Km qu'en même depuis le matin.
À Ligonde, il y a une albergue chrétienne qui s'appelle La puente des peregrinos.
Les hospitaliers offrent du café, du thé et le coucher gratuitement. Ina que je venais de rencontrer sur le chemin avait décidé de s'y arrêter. ( Ina a une énorme ampoule sur le côté du pied. Elle a commencé son Camino à Saint-Jean-Pied-de-Port et m'a dit qu'elle devra s'arrêter bientôt parce que son avion est dans 2 jours à Santiago.) Une autre allemande rencontré auparavant y dormira; une couple d'Irlandais et un autre allemand. Donc, pas trop dangereux d'y rester, d'autant plus qu'une des bénévoles est française.
Je prends ma douche, je lave mon linge et je marche 0.5 Km pour avoir le WIFI. Faut vouloir donner des nouvelles avec mon mal de pied. Mais, enfin, je me disais que je faisait mieux d'avertir la famille avec ces fous de Dieu.
Cependant, je n'ai pas regretté d'avoir passe la nuit chez eux. Il s'agit du groupe AGAPE que je connaissait un peu déjà. Pas de fanatiques, juste de bons hôtes. J'ai hâte de vous montrer la paella géante qu'ils avaient cuisinée. On a passé une belle soirée. Avant de souper, ils nous ont fait écouter le film COURAGEOUS avec du pop corn. Je me serais cru chez maman. Après le souper, nous avons échangé sur le chemin et sur le pèlerinage en anglais, en français, en espagnol et en allemand. Toutes ces langues en traduction simultanée...
Enfin, j'ai bien dormi. Tout le monde s'est levé presque en même temps vers 8h. Petit déjeuner aux céréales et go sur le chemin. Je n'ai regretté d'avoir changé d'idée pour la réservation de la veille. Ça m'aurait fait marcher 25 Km.
Ligonde-Palas de Reis
Ce matin, j'ai eu droit à une brume intense sur la vallée que le chemin dominait. J'ai pris plusieurs photos. J'ai entendu les chiens chanter ou hurler comme des loups. Je ne sais pas ce qu'ils avaient à dire malgré mes pensées pour Saint-François-D'Assise qui savait parler aux animaux.
Ina est partie devant; j'ai marché seule.
Cependant quant on fait une pause, on reconnait les personnes qu'on a rencontré les jours précédents. Mes 2 Hollandaises étaient là; elles poussaient jusqu'à CASANOVA. Je me demande si c'est à cause du gars célèbre qui portait ce nom.
J'ai eu des nouvelles des copains; ils sont à 50 Km de Santiago. Moi, je suis à 70Km; si ça va bien je pousserai jusqu'à Melide. Il me resterait 55 Km. Donc, encore 3 ou 4 jours.
Ce matin, j'ai lu dans La Presse ce qui se passe en Irak dans l'EI. J'ai été horrifiée. Je vous avoue que j'ai pleuré. Par la suite, sur le chemin, je suis entrée dans une église. Le prêtre accueillait personnellement les pèlerins pour étamper les credentials. Je lui ai demandé de me bénir. Il m'a pris la tête dans ses mains et j'ai ressenti une grande émotion. J'avais les larmes aux yeux et je suis persuadée que cela me protégera des dangers du chemin.
Finalement, j'ai pris une albergue à Palas de Reis avec une allemande rencontrée hier. J'ai vu Ina tout à l'heure, elle prenait le bus pour Santiago. Donc, pas de Compostela pour elle. Je vous rappelle qu'il faut marcher absolument les 100 derniers Km et pour preuve, il faut avoir dans notre Credential ( calepin du pèlerins) au moins 2 tampons par jour.
J'ai un peu regretté d'avoir pris cette albergue sans avoir demandé s'il fournissait le WiFi parce qu'il n'y en a pas. Mais, bon, je suis au café en face et je sirotte une bonne bière pression en mettant à jous mon blogue. Que je suis misérable!sic
Merci les amies et amis.
Je tiens à remercier tous ceux qui m'envoient des messages, des J'AIME sur facebook, des commentaires sur le blogue.
Tous vos signes me donnent de l'énergie pour continuer. Plus j'avance, plus je trouve difficile de poursuivre parce que j'ai beaucoup de fatigue accumulée.
Cependant, je ne me plains pas; je mange bien, je me sens bien et j'apprécie tous les beaux moments qui deviendront de merveilleux souvenirs.
Encore merci!
Tous vos signes me donnent de l'énergie pour continuer. Plus j'avance, plus je trouve difficile de poursuivre parce que j'ai beaucoup de fatigue accumulée.
Cependant, je ne me plains pas; je mange bien, je me sens bien et j'apprécie tous les beaux moments qui deviendront de merveilleux souvenirs.
Encore merci!
mardi 23 septembre 2014
O Cebreiro-Fonfria
On monte, on descend, 26 km dans la montagne avec une purée de pois à couper au couteau. 1200 m environ. Je me serais crue au Machu Picchu. Il faisait si froid.
Arrivée à la Casa rurale San Lucas, je suis très fatiguée. J'ai décidé de ne plus suivre les amis. Cependant, je ne suis pas la seule, Olivier aussi a décidé de ne pas suivre les 3 autres. C'est fou des 30 km de marche pour sauver une seule journée. Je ne suis pas si pressée; de plus, je n'ai plus 20 ans et je risque de me blesser si j'excède les 25 km par jour.
J'ai aimé le village de O Cebreiro. J'ai pu enfin me procurer des timbres pour des cartes postales. Je pourrai en écrire quelques-unes ce soir.
Le chemin suit les routes de bergers en montagne, la grande route ou un petit sentier rocailleux.
Arrivée à la Casa rurale San Lucas, je suis très fatiguée. J'ai décidé de ne plus suivre les amis. Cependant, je ne suis pas la seule, Olivier aussi a décidé de ne pas suivre les 3 autres. C'est fou des 30 km de marche pour sauver une seule journée. Je ne suis pas si pressée; de plus, je n'ai plus 20 ans et je risque de me blesser si j'excède les 25 km par jour.
J'ai aimé le village de O Cebreiro. J'ai pu enfin me procurer des timbres pour des cartes postales. Je pourrai en écrire quelques-unes ce soir.
Le chemin suit les routes de bergers en montagne, la grande route ou un petit sentier rocailleux.
lundi 22 septembre 2014
Véga
Aujourd'hui, 24 km. Un bon petit déjeuner américain: 2 œufs tournés au bacon avec café et jus d'orange dans un restaurant vraiment cool. Dîner au poulet et au caillé avec du miel arrosés d'une grande cagna. ( bière ).
Le chemin passait par plusieurs jolis villages, mais suivait la route. Cela cause des problèmes à nos pieds parce que la surface est trop dure pour être absorbée par les semelles des chaussures de randonnée.
Ce matin, j'ai fait un couple heureux en donnant un truc pour soigner les ampoules à un Monsieur de Sherbrooke. Placer 2 rouleaux de gaze ou de tissus ou de papier mouchoir de chaque côté de la plaie pour éviter le frottement. Le monsieur était très heureux du résultat et la madame aussi. Aurais-je sauvé un couple?
Seule ombre au tableau, il pleut.
Demain, le O Cerebrio, la montée qui fait peur à tout le monde. J'ai quelques craintes, mais on verra bien.
Le chemin passait par plusieurs jolis villages, mais suivait la route. Cela cause des problèmes à nos pieds parce que la surface est trop dure pour être absorbée par les semelles des chaussures de randonnée.
Ce matin, j'ai fait un couple heureux en donnant un truc pour soigner les ampoules à un Monsieur de Sherbrooke. Placer 2 rouleaux de gaze ou de tissus ou de papier mouchoir de chaque côté de la plaie pour éviter le frottement. Le monsieur était très heureux du résultat et la madame aussi. Aurais-je sauvé un couple?
Seule ombre au tableau, il pleut.
Demain, le O Cerebrio, la montée qui fait peur à tout le monde. J'ai quelques craintes, mais on verra bien.
dimanche 21 septembre 2014
Monlinaseca-Cacabelos-Comment soigner les ampoules.
Encore un 25 km aujourd'hui à mon actif. Décidément, ma forme physique s'améliore de jour en jour. Je souhaite que mes autres formes suivent le même trajet.
Le camino entre ces deux villes passe par la banlieue de Ponteferra. Je suis partie à 7 h ce matin toute seule comme une grande. Les autres n'étaient soit pas prêts, soit déjà partis. A cette heures la, il fait encore noir. Les stèles qui indiquent le chemin sont plutôt difficile à voir. Je ne veux pas me tromper, la route est assez longue comme ça. Le soleil se lève vers 7 h 45. J'ai eu la chance de voir un beau lever de soleil tout rose.
La marche s'est faite principalement sur des surfaces dures. Je ne peux pas dire que mes bottes sont bien adaptées pour ce matériel. Il faudrait pouvoir apporter une panoplie de chaussures pour avoir toujours la bonne selon le terrain foulé. Hier, ça m'aurait pris mes vrais bottes de montagne; aujourd'hui, une paire de rolling aurait suffit. Il faisait très chaud; mes pieds ont chauffés, mais, de nouvelles ampoules au programme pour ce soir.
AMPOULE: Pour les âmes sensibles, sautez ce paragraphe. Savez-vous comment on soigne les ampoules sur le camino? D'abord, on se munie d'une aiguille enfilée avec un petit bout de fil à coudre. On inséré le fil dans la peau qui en lobe l'ampoule et on laisse le fil pendre par le trou d'introduction et par celui de la sortie de l'aiguille. On laisse suinter toute la nuit après avoir un peu appuyer dessus et avoir mis de l'argile verte ou un produit asséchant sur la peau. Le lendemain, on retire le fil; on couvre avec un pansement ou avec du Hypa-Fix. Pour protéger du frottement, on peut insérer un rouleau de gaze de chaque côté de l'ampoule dans la chaussure. Biensûr, cela fonctionne quand l'ampoule est suture sur la partie latérale du pied. Généralement, la situation s'améliore en quelques jours. La peau guérit et devient plus résistante aux frottements.
Donc, rien à signaler sur ce trajet sauf peut-être que les mouches nous suivent
Le camino entre ces deux villes passe par la banlieue de Ponteferra. Je suis partie à 7 h ce matin toute seule comme une grande. Les autres n'étaient soit pas prêts, soit déjà partis. A cette heures la, il fait encore noir. Les stèles qui indiquent le chemin sont plutôt difficile à voir. Je ne veux pas me tromper, la route est assez longue comme ça. Le soleil se lève vers 7 h 45. J'ai eu la chance de voir un beau lever de soleil tout rose.
La marche s'est faite principalement sur des surfaces dures. Je ne peux pas dire que mes bottes sont bien adaptées pour ce matériel. Il faudrait pouvoir apporter une panoplie de chaussures pour avoir toujours la bonne selon le terrain foulé. Hier, ça m'aurait pris mes vrais bottes de montagne; aujourd'hui, une paire de rolling aurait suffit. Il faisait très chaud; mes pieds ont chauffés, mais, de nouvelles ampoules au programme pour ce soir.
AMPOULE: Pour les âmes sensibles, sautez ce paragraphe. Savez-vous comment on soigne les ampoules sur le camino? D'abord, on se munie d'une aiguille enfilée avec un petit bout de fil à coudre. On inséré le fil dans la peau qui en lobe l'ampoule et on laisse le fil pendre par le trou d'introduction et par celui de la sortie de l'aiguille. On laisse suinter toute la nuit après avoir un peu appuyer dessus et avoir mis de l'argile verte ou un produit asséchant sur la peau. Le lendemain, on retire le fil; on couvre avec un pansement ou avec du Hypa-Fix. Pour protéger du frottement, on peut insérer un rouleau de gaze de chaque côté de l'ampoule dans la chaussure. Biensûr, cela fonctionne quand l'ampoule est suture sur la partie latérale du pied. Généralement, la situation s'améliore en quelques jours. La peau guérit et devient plus résistante aux frottements.
Donc, rien à signaler sur ce trajet sauf peut-être que les mouches nous suivent
samedi 20 septembre 2014
Rabanal de Camino- Monlinaseca
Étape de Rabanal de Camino vers Monlinaseca (28 Km)
Hier soir, j'ai assisté aux Vêpres à l'église du monastère. Cette église était si vieille et si craquelée que j'avais presque peur qu'elle s'écroule. Cela aurait pu se produire, s"il y avait eu un tremblement de terre. Les chants grégoriens étaient très beaux. J'aime beaucoup le grégorien. La parole a été lue en plusieurs langues et comme une seule personne comprenait l'espagnol, le prêtre a dit son homélie en anglais. Il était assez évident que la salle était remplie de pèlerins. Il a donc parlé de notre marche. Il a fait l'éloge de la lenteur, ce qui m'a touché, et il a rappelé que notre marche nous donnait l'occasion de méditer.
Après ce vibrant conseil, mes 3 amis et moi avons été soupé. En Espagne, on soupe tard à partir de 19h30. Au restaurant, le menu du pèlerin est traduit en 5 langues. De plus, il est à un prix très abordable: 12 Euros pour la soupe à volonté ou une entrée, un plat principal, un dessert, du vin, de l'eau. Nous avions l'équivalent de 2 bouteilles de vin et ça a coûté 44 Eros pour les quatre. Au Québec, cela représente à peine une bouteille de vin au restaurant. Donc, la grosse misère encore hier soir.
C'est un peu difficile le matin. Il faut se lever tôt pour arriver tôt aux albergues afin d'avoir une place. 1er arrivé, 1er servi.
Donc, lever à 6h 30, petit déjeuner et up, on est parti! Le petit déjeuner est constitué d'un café américain avec une variété de pains, de fromage ou de confiture selon le bon vouloir du proprio. Par compte, le jus d'orange frais est toujours au menu et il est délicieux. Je vous dit qu'ils ne sont pas trop d'affaire parce qu'il manque parfois d'aliments ou de la volonté pour satisfaire la clientèle.
Ce matin, c'était le grand jour de la remise des intentions de prières au pied de la Croix de fer. La brume est au rendez-vous avec son lot de froideur et d'humidité. J'ai mis mon grand poncho de pluie pour me protéger.
Pour monter à la Croix de fer, pas plus de 10 Km. La vision est impressionnante. Purée de pois, purée de pois et tout à coup, tel un fantôme, on voit le monticule de pierres apportées par les pèlerins planté d'un long poteau surmonté par une petite croix de fer presque insignifiante étant donné la hauteur du monticule. L'émotion est à son comble. J'ai demandé à un pèlerin allemand de me prendre en photo quand j'ai escaladé le tas. J'ai récupéré mon appareil photo et je suis remontée jusqu'en haut. J'y ai laissé mes pierres moi aussi et je les ai photographiées.
J'ai du me résoudre à partir. La croix était entourée de brume derrière moi. Je me sentais si légère...
Puis comme pour me remercier, le ciel s'est dégagé devant moi, devenant si clair et si ensoleillé. J'ai pu voir la lande et les montagnes qui m'entouraient.
La descente a été très pénible avec tous ces cailloux qui roulaient sous mes pieds. Je ne suis presque pas arrêter. Je voulais compléter l'étape. Arrivée à Monlicaseca, tous les hébergements sont pleins. Je suis découragée et je regrette un peu d'avoir poussé ma machine si loin (28 Km). 2 Km plus loin. ouf une aubergue m'accepte. Il ne restait qu'une place! Je me suis mise à pleurer en arrivant à mon lit.
Je ne voulais pas sortir pour souper; j'ai manger à l'aubergue du spaghetti, de la salade, du gâteau et du vin. J'écris un peu avant le dodo et à demain.
Hier soir, j'ai assisté aux Vêpres à l'église du monastère. Cette église était si vieille et si craquelée que j'avais presque peur qu'elle s'écroule. Cela aurait pu se produire, s"il y avait eu un tremblement de terre. Les chants grégoriens étaient très beaux. J'aime beaucoup le grégorien. La parole a été lue en plusieurs langues et comme une seule personne comprenait l'espagnol, le prêtre a dit son homélie en anglais. Il était assez évident que la salle était remplie de pèlerins. Il a donc parlé de notre marche. Il a fait l'éloge de la lenteur, ce qui m'a touché, et il a rappelé que notre marche nous donnait l'occasion de méditer.
Après ce vibrant conseil, mes 3 amis et moi avons été soupé. En Espagne, on soupe tard à partir de 19h30. Au restaurant, le menu du pèlerin est traduit en 5 langues. De plus, il est à un prix très abordable: 12 Euros pour la soupe à volonté ou une entrée, un plat principal, un dessert, du vin, de l'eau. Nous avions l'équivalent de 2 bouteilles de vin et ça a coûté 44 Eros pour les quatre. Au Québec, cela représente à peine une bouteille de vin au restaurant. Donc, la grosse misère encore hier soir.
C'est un peu difficile le matin. Il faut se lever tôt pour arriver tôt aux albergues afin d'avoir une place. 1er arrivé, 1er servi.
Donc, lever à 6h 30, petit déjeuner et up, on est parti! Le petit déjeuner est constitué d'un café américain avec une variété de pains, de fromage ou de confiture selon le bon vouloir du proprio. Par compte, le jus d'orange frais est toujours au menu et il est délicieux. Je vous dit qu'ils ne sont pas trop d'affaire parce qu'il manque parfois d'aliments ou de la volonté pour satisfaire la clientèle.
Ce matin, c'était le grand jour de la remise des intentions de prières au pied de la Croix de fer. La brume est au rendez-vous avec son lot de froideur et d'humidité. J'ai mis mon grand poncho de pluie pour me protéger.
Pour monter à la Croix de fer, pas plus de 10 Km. La vision est impressionnante. Purée de pois, purée de pois et tout à coup, tel un fantôme, on voit le monticule de pierres apportées par les pèlerins planté d'un long poteau surmonté par une petite croix de fer presque insignifiante étant donné la hauteur du monticule. L'émotion est à son comble. J'ai demandé à un pèlerin allemand de me prendre en photo quand j'ai escaladé le tas. J'ai récupéré mon appareil photo et je suis remontée jusqu'en haut. J'y ai laissé mes pierres moi aussi et je les ai photographiées.
J'ai du me résoudre à partir. La croix était entourée de brume derrière moi. Je me sentais si légère...
Puis comme pour me remercier, le ciel s'est dégagé devant moi, devenant si clair et si ensoleillé. J'ai pu voir la lande et les montagnes qui m'entouraient.
La descente a été très pénible avec tous ces cailloux qui roulaient sous mes pieds. Je ne suis presque pas arrêter. Je voulais compléter l'étape. Arrivée à Monlicaseca, tous les hébergements sont pleins. Je suis découragée et je regrette un peu d'avoir poussé ma machine si loin (28 Km). 2 Km plus loin. ouf une aubergue m'accepte. Il ne restait qu'une place! Je me suis mise à pleurer en arrivant à mon lit.
Je ne voulais pas sortir pour souper; j'ai manger à l'aubergue du spaghetti, de la salade, du gâteau et du vin. J'écris un peu avant le dodo et à demain.
vendredi 19 septembre 2014
2ème étape : 30 km
Villagio de Parados-Astorga
Ce matin, je me suis réveillée un peu mêlée. Je ne savais plus si j'avais rêvée au Chemin ou si c'était la réalité. J'étais peut être encore dans mon rêve quand le cadran a sonné et que je me suis levée.
J'avais rendez-vous avec les 2 québécoises, Chantal et Maria, rencontrées la veille, et Olivier pour continuer le chemin ensemble. J'ai marché avec Maria et heureusement parce que je me serais peut être découragée. J'avais encore mal au pied.
Le peloton de mes amis me précédait de 10 minutes et me gardait une place au restaurant ou au café. Nous avons mangé une bonne pizza romana avec un bon verre de vin après 3h de marche. Ensuite, nous avons repris la route pour un autre 4 h. Puisque Olivier est très rapide, c'est lui qui réserve pour le groupe.
Donc, le chemin a été fort long jusqu'à Astorga.
À un moment donné, un vent très violent s'est levé et la pluie a commencé à tomber. J'ai sorti mon poncho pour l'enfiler. Avec tout ce vent, je suis restée coincée dans l'encolure de mon poncho; ne pouvant plus ni l'enlever, ni le tirer pour le mettre. Heureusement que 2 pèlerines qui me suivaient ont compris ma situation et m'ont aidé.
La pluie tombait fortement et j'étais bien contente qu'il n'y avait pas d'éclairs.
Un peu plus loin, le chemin traversait un voie de chemin de fer. Un passage piétonnier impressionnant y avait été construit. Une travée d'environ 10 pieds de large avec des garde-fous peints en vert serpentait et zigzaguait en hauteur sur presque un Km de chaque côté de la voie ferrée. De plus, le centre du ponceau se levait pour le passage des trains. Donc, un ajout de presque 1 Km pour traversée une voie ferrée de 4 mètres. Quand on a mal aux pieds, cela a quand même un peu d'importance.
Après la voie ferrée, le chemin monte rapidement sur 0,5 km pour atteindre la ville de Astorga. Maria et moi avions bien hâte d'arriver. Olivier était venu à notre rencontre et nous avait expliqué que l'albergue était a à peine 30 mètres de la cathédrale. Arrivée devant la cathédrale et le Palais épiscopale dessiné par Gaudi, Maria me dit quelle aimerait visiter ces 2 monuments après s'être installée à l'albergue. Moi, comme j'étais pas mal fatiguée de mes 30Km, je lui réponds que j'allais les visiter sur Internet. À ce moment-là, nous avons été prise d'un tel fou rire, Maria et moi. On a rit jusqu'à l'albergue.
Sur le chemin, il se passe un drôle de phénomène: quand on est installé dans sa chambre et qu'on a pris une bonne douche et qu'on a lavé ses vêtements et qu'on les a mis à sécher, notre énergie remonte et on est bien disposée pour visiter la ville.
Donc, j'ai marché encore 2 ou 3 Km pour visiter la cathédrale, le Palais épiscopale, faire quelques courses, choisir un restaurant pour souper où j'ai mangé la spécialité de la région: une bonne truite. Un petit massage avec ça! La grosse misère...
Par compte, en parlant de misère, je ne m'habitue pas facilement aux petits détails qui manquent pour le confort des pèlerins dans certaines albergues: pas de savon au lavabo, douches sans crochet pour nos vêtements, lit à 2 étages sans échelle ou sans suffisamment d'espace entre les deux lits pour ne pas se cogner la tête. De plus, la promiscuité devient lourde quand les gens ronflent ou font de bruit la nuit. Le pire, c'est que certains pèlerins se lèvent à 4 heures du matin pour commencer à marcher au petit matin avec leur lampes frontales. notez que le soleil ne se lèvent qu'à 7 h 30. Je n'ai toujours pas compris pourquoi, ils veulent marcher à la noirceur sur des sentiers sinueux. Pour pouvoir faire cela, ils doivent se préparer et ramasser leurs effets personnels à la lueur d'une lampe de poche. Donc, dans les grands dortoirs, il est difficile de trouver le sommeil.
3e étape: Astorga- Rabanal del Camino (20Km)
Enfin, une petite randonnée avec son lot d'épreuve. Mes pieds me font mal à cause d'une seule vilaine ampoule à l'intérieur de mon pied droit près de la cheville.
Le chemin est toujours aussi difficile passant parfois sur le bord de la route ou étant couvert de gros cailloux. La campagne est parsemée de petits arbustes et de fleurs de thym. C'est la lande et le début de la montée vers la Croix de fer.
Petite averse, il bruine en Galécie. Le poncho est plus facile à mettre sans vent. Un bel arc-en-ciel décorera le ciel.
J'ai dû m'arrêter pour un boubou inattendu derrière un buisson. Il était évident que je n'étais pas la seule à y avoir soulagée son gros besoin. Un lapin se sauve en me voyant. En retournant sur le chemin, je trouve 10 Euros pour ma peine.
Le chemin se déroule sous mes pas de plus en plus lentement. Je fais un arrêt dans un petit village pour me reposer un peu. Je m'arrêterai plus de l'avant-midi parce que mes pieds font trop mal quand je reprends la marche.
En entrant au village où je dormirai, il y avait une homme portant le costume de chevalier avec un vrai faucon. Il m'a prêté un gant de cuir et il m'a passé l'oiseau. J'ai touché à ses plumes avec mon autre main. J'avais demandé à une marcheuse (Sud Coréenne) de me photographier. J'ai hâte de vous montrer cette photo.
Juste un peu plus loin, Maria et Olivier était attablés au café de l'albergue. Olivier était fier de m'apprendre que nous aurions une chambre pour nos 4 ce soir. Chantal est derrière moi; elle ménage ses jambes pour demain. Ce sera la montée de la Croix de fer où nous déposerons les pierres que nous avons apportées de la maison. Ils représentent nos péchés.
Il y a une laveuse à cet l'albergue. Nous laverons notre linge à la machine pour une fois. Sinon, nous lavons tous les soirs à la main dans un lavabo avec une barre de savon.
Villagio de Parados-Astorga
Ce matin, je me suis réveillée un peu mêlée. Je ne savais plus si j'avais rêvée au Chemin ou si c'était la réalité. J'étais peut être encore dans mon rêve quand le cadran a sonné et que je me suis levée.
J'avais rendez-vous avec les 2 québécoises, Chantal et Maria, rencontrées la veille, et Olivier pour continuer le chemin ensemble. J'ai marché avec Maria et heureusement parce que je me serais peut être découragée. J'avais encore mal au pied.
Le peloton de mes amis me précédait de 10 minutes et me gardait une place au restaurant ou au café. Nous avons mangé une bonne pizza romana avec un bon verre de vin après 3h de marche. Ensuite, nous avons repris la route pour un autre 4 h. Puisque Olivier est très rapide, c'est lui qui réserve pour le groupe.
Donc, le chemin a été fort long jusqu'à Astorga.
À un moment donné, un vent très violent s'est levé et la pluie a commencé à tomber. J'ai sorti mon poncho pour l'enfiler. Avec tout ce vent, je suis restée coincée dans l'encolure de mon poncho; ne pouvant plus ni l'enlever, ni le tirer pour le mettre. Heureusement que 2 pèlerines qui me suivaient ont compris ma situation et m'ont aidé.
La pluie tombait fortement et j'étais bien contente qu'il n'y avait pas d'éclairs.
Un peu plus loin, le chemin traversait un voie de chemin de fer. Un passage piétonnier impressionnant y avait été construit. Une travée d'environ 10 pieds de large avec des garde-fous peints en vert serpentait et zigzaguait en hauteur sur presque un Km de chaque côté de la voie ferrée. De plus, le centre du ponceau se levait pour le passage des trains. Donc, un ajout de presque 1 Km pour traversée une voie ferrée de 4 mètres. Quand on a mal aux pieds, cela a quand même un peu d'importance.
Après la voie ferrée, le chemin monte rapidement sur 0,5 km pour atteindre la ville de Astorga. Maria et moi avions bien hâte d'arriver. Olivier était venu à notre rencontre et nous avait expliqué que l'albergue était a à peine 30 mètres de la cathédrale. Arrivée devant la cathédrale et le Palais épiscopale dessiné par Gaudi, Maria me dit quelle aimerait visiter ces 2 monuments après s'être installée à l'albergue. Moi, comme j'étais pas mal fatiguée de mes 30Km, je lui réponds que j'allais les visiter sur Internet. À ce moment-là, nous avons été prise d'un tel fou rire, Maria et moi. On a rit jusqu'à l'albergue.
Sur le chemin, il se passe un drôle de phénomène: quand on est installé dans sa chambre et qu'on a pris une bonne douche et qu'on a lavé ses vêtements et qu'on les a mis à sécher, notre énergie remonte et on est bien disposée pour visiter la ville.
Donc, j'ai marché encore 2 ou 3 Km pour visiter la cathédrale, le Palais épiscopale, faire quelques courses, choisir un restaurant pour souper où j'ai mangé la spécialité de la région: une bonne truite. Un petit massage avec ça! La grosse misère...
Par compte, en parlant de misère, je ne m'habitue pas facilement aux petits détails qui manquent pour le confort des pèlerins dans certaines albergues: pas de savon au lavabo, douches sans crochet pour nos vêtements, lit à 2 étages sans échelle ou sans suffisamment d'espace entre les deux lits pour ne pas se cogner la tête. De plus, la promiscuité devient lourde quand les gens ronflent ou font de bruit la nuit. Le pire, c'est que certains pèlerins se lèvent à 4 heures du matin pour commencer à marcher au petit matin avec leur lampes frontales. notez que le soleil ne se lèvent qu'à 7 h 30. Je n'ai toujours pas compris pourquoi, ils veulent marcher à la noirceur sur des sentiers sinueux. Pour pouvoir faire cela, ils doivent se préparer et ramasser leurs effets personnels à la lueur d'une lampe de poche. Donc, dans les grands dortoirs, il est difficile de trouver le sommeil.
3e étape: Astorga- Rabanal del Camino (20Km)
Enfin, une petite randonnée avec son lot d'épreuve. Mes pieds me font mal à cause d'une seule vilaine ampoule à l'intérieur de mon pied droit près de la cheville.
Le chemin est toujours aussi difficile passant parfois sur le bord de la route ou étant couvert de gros cailloux. La campagne est parsemée de petits arbustes et de fleurs de thym. C'est la lande et le début de la montée vers la Croix de fer.
Petite averse, il bruine en Galécie. Le poncho est plus facile à mettre sans vent. Un bel arc-en-ciel décorera le ciel.
J'ai dû m'arrêter pour un boubou inattendu derrière un buisson. Il était évident que je n'étais pas la seule à y avoir soulagée son gros besoin. Un lapin se sauve en me voyant. En retournant sur le chemin, je trouve 10 Euros pour ma peine.
Le chemin se déroule sous mes pas de plus en plus lentement. Je fais un arrêt dans un petit village pour me reposer un peu. Je m'arrêterai plus de l'avant-midi parce que mes pieds font trop mal quand je reprends la marche.
En entrant au village où je dormirai, il y avait une homme portant le costume de chevalier avec un vrai faucon. Il m'a prêté un gant de cuir et il m'a passé l'oiseau. J'ai touché à ses plumes avec mon autre main. J'avais demandé à une marcheuse (Sud Coréenne) de me photographier. J'ai hâte de vous montrer cette photo.
Juste un peu plus loin, Maria et Olivier était attablés au café de l'albergue. Olivier était fier de m'apprendre que nous aurions une chambre pour nos 4 ce soir. Chantal est derrière moi; elle ménage ses jambes pour demain. Ce sera la montée de la Croix de fer où nous déposerons les pierres que nous avons apportées de la maison. Ils représentent nos péchés.
Il y a une laveuse à cet l'albergue. Nous laverons notre linge à la machine pour une fois. Sinon, nous lavons tous les soirs à la main dans un lavabo avec une barre de savon.
mercredi 17 septembre 2014
La première étape espagnol est un peu plate. Entre Leon et Villadangos del Paramo, un chemin qui traverse la banlieue de Leon pour s'étirer le long d'une grande route passante. Le sentier est dur sur bitume et sur béton. Cela rend le chemin très inconfortable pour les articulations et le moral. De plus, le paysage, mis à part quelques arbres fruitiers, est plutôt terne. Olivier marche avec moi pour cette étape puisqu'il en est à sa première longue marche et qu'il veut se ménager avant de prendre sa vitesse. J'ai apprécié sa compagnie; le balisage est un peu différent de celui de Bretagne. Il s'agit de me familiariser avec celui-ci.
Arrivés à l'albergue ( sorte d'auberge jeunesse pour pèlerins), nous avons rencontré deux québécoises. Nous nous sommes donné rendez- vous à la même albergue à Astorga demain. Pour cette étape, je marcherez encore à mon rythme, mais Olivier marchera au sien. Je rencontrerai sûrement d'autres personnes ou je marcherai seule. Cela n'a pas tant d'importance. (20 km)
Arrivés à l'albergue ( sorte d'auberge jeunesse pour pèlerins), nous avons rencontré deux québécoises. Nous nous sommes donné rendez- vous à la même albergue à Astorga demain. Pour cette étape, je marcherez encore à mon rythme, mais Olivier marchera au sien. Je rencontrerai sûrement d'autres personnes ou je marcherai seule. Cela n'a pas tant d'importance. (20 km)
mardi 16 septembre 2014
Espagne
La traversée à Saint-Nazaire s'est effectuée sans problème. La mer était calme. J'ai rencontré au moins 5 pèlerins. On se reconnaît facilement avec nos sacs à dos et nos coquilles.
Chacun de nous emprunte soit le camino del norte, le primitivo ou le Frances. J'ai été chanceuse puisqu'un seul des pèlerins prenait le camino Frances comme moi. Puisqu'il avait dû laisser le camino à Leon en juillet, il connaissait bien comment se rendre à Leon. Je l'ai suivi jusqu'au train. Cela a pris 2.5 heures pour de rendre ici depuis Gijon. Le train traverse des montagnes et des vallées qui sont très belles à voir.
Arrivés à Leon, il fallait rejoindre l'albergue... Jusqu'à le vieille ville, ça a allé, mais la vieille ville ressemble à un souk. ( labyrinthe) Les noms des rues ne sont pas toujours faciles à trouver. Ils ne sont pas toujours écrits. Donc, finalement, c'est une vieille dame qui est venue nous reconduire à l'albergue.
Je suis partie seule en ville pour voir la cathédrale de Leon. Évidemment, je me suis perdue. La vieille dame avait dit de demander notre chemin aux policiers. Toujours guidée par le main de dieu, je suis arrivée sur une place ou il y avait un poste de police. Mieux que ça, justes la porte d'à côté, l'office de touriste. J'y ai demandé mon chemin et j'ai eu une carte de la ville avec un tracé à suivre. Et bien même outillée comme ça, j'ai dû redemandé mon chemin à des passants.
Finalement, j'ai pu revenir à l'albergue sans trop de stress. J'ai pu rejoindre Jacques et Yannick sur internet et j'ai soupé avec Olivier, Vivianne, Guy et un Irlandais équipé d'un GPS. Le souper était copieux et très bon, arrosé d'une bouteille de rouge pour 4 personnes. 9 euros pour les curieux plus 5 euros pour le coucher.
Finalement, je suis dans mon lit et j'écrit mes impressions.
Cette alberge est propre, mais cela me fait penser à un refuge pour itinérants avec ses lits à 2 étages en fer. Ne sommes- nous pas des itinérants sur LE chemin?
Cela me rend un peu perplexe. Moi qui est habituée au luxe, je vais pâtir un peu.
Bonne nuit.
Chacun de nous emprunte soit le camino del norte, le primitivo ou le Frances. J'ai été chanceuse puisqu'un seul des pèlerins prenait le camino Frances comme moi. Puisqu'il avait dû laisser le camino à Leon en juillet, il connaissait bien comment se rendre à Leon. Je l'ai suivi jusqu'au train. Cela a pris 2.5 heures pour de rendre ici depuis Gijon. Le train traverse des montagnes et des vallées qui sont très belles à voir.
Arrivés à Leon, il fallait rejoindre l'albergue... Jusqu'à le vieille ville, ça a allé, mais la vieille ville ressemble à un souk. ( labyrinthe) Les noms des rues ne sont pas toujours faciles à trouver. Ils ne sont pas toujours écrits. Donc, finalement, c'est une vieille dame qui est venue nous reconduire à l'albergue.
Je suis partie seule en ville pour voir la cathédrale de Leon. Évidemment, je me suis perdue. La vieille dame avait dit de demander notre chemin aux policiers. Toujours guidée par le main de dieu, je suis arrivée sur une place ou il y avait un poste de police. Mieux que ça, justes la porte d'à côté, l'office de touriste. J'y ai demandé mon chemin et j'ai eu une carte de la ville avec un tracé à suivre. Et bien même outillée comme ça, j'ai dû redemandé mon chemin à des passants.
Finalement, j'ai pu revenir à l'albergue sans trop de stress. J'ai pu rejoindre Jacques et Yannick sur internet et j'ai soupé avec Olivier, Vivianne, Guy et un Irlandais équipé d'un GPS. Le souper était copieux et très bon, arrosé d'une bouteille de rouge pour 4 personnes. 9 euros pour les curieux plus 5 euros pour le coucher.
Finalement, je suis dans mon lit et j'écrit mes impressions.
Cette alberge est propre, mais cela me fait penser à un refuge pour itinérants avec ses lits à 2 étages en fer. Ne sommes- nous pas des itinérants sur LE chemin?
Cela me rend un peu perplexe. Moi qui est habituée au luxe, je vais pâtir un peu.
Bonne nuit.
lundi 15 septembre 2014
Étapes bretonnes-suites et fin.
Saint-Jacques de Bannalec-Bodélio:
Heureusement, le bon Dieu me guide.
Le sentier est très facile. Aujourd'hui, j'ai pensé aux résistants qui devaient emprunter les chemins creux et les vieux chemins communaux pour jouer des tours aux ennemis...
Cependant, puisque je dois travailler ma confiance, la suite du chemin le long de la rivière Isole passe par un sentier est très peu fréquenté. À un point tel que l'on circule dans les orties ( ça gratte) et que parfois on perd le chemin dans des herbes aussi hautes que les épaules. À un moment donné, j'en avais assez. À ce moment, j'ai croisé un sentier tout aussi peu fréquenté, mais qui montait la colline. Je l'ai pris malgré qu'il n'y avait aucune coquille. Et bien, c'était le bon chemin.Il y avait une coquille au sommet. Comme je le disais au début de cette section, le Bon Dieu me guide.
Arrivée à Le Trévoux, j'ai encore perdu les coquilles. Bien sûr que j'aurais pu descendre près de l'église. sans doute qu'elles y étaient. Mais, avec mes pieds en feu, pas questions de faire un pas de trop. Alors je suis allée à la mairie qui était à deux pas de moi.
Très gentiment, ils m'ont dessiné un plan sur une carte à l'aide des indications du chemin de Compostelle qu'ils avaient à la municipalité. J'ai retrouvé les coquilles près du Monastère de Lanorgard. Ce fut un jeu d'enfant d'arrivée chez M. Ronan Perennou.
M. Perennou est un être exceptionnel, passionné par la religion catholique, par Compostelle et par la Bretagne. Il s'affaire à conserver le patrimoine breton.
il aune façon bien à lui d'accueillir les pèlerins. M. Ronan nous amène dans son bistrot ancien qu'il a reconstitué en dénichant de vieilles installations de bar. On est plongé dans le siècle dernier ou même dans celui d'avant. Puisque je préférait de l'eau au cidre ou à la bière, il m'a invité chez lui sur sa terrasse. Après m'avoir informé de sa passion pour le passé, de sa grande foi et surtout sur le fait qu'il avait été à Compostelle deux fois, M. Perennou m'a fait visité sa chapelle. Imaginez qu'il est parti d'une étable et qu'il en a fait une merveilleuse petite chapelle avec tous les accessoires du simple banc aux statues les plus belles.
C'est alors qu'il m'a parlé qu'il lavait les pieds des pèlerins si ceux-ci acceptait qu'il le fasse bien sûr. J'avais vraiment mal aux pieds malgré les bons soins de Mme Fregeo. Un peu intimidée, j'ai accepté. Je vous dit que l'eau froide ça fait du bien!
Ensuite, après m'avoir montré la salle de bain attenante à sa maison et disposant de tout le confort moderne, Ronan m'a conduite à une petite maison adjacente à la chapelle. C'est une maison rustique encore là garnie avec des meubles antiques dont un lit clos breton, une table, un coffre, un banc, un vaisselier, afin tout dans 100 pieds carrés. Sans électricité, sans eau, avec pour seul compagnon, le livre de bord de l'accueil pèlerin et une chandelle.
Je n'ai pas fait d'internet ce soir là et je me suis couchée de bonne heure. Cependant, j'ai bien soupé et j'ai bien déjeuné. M. Ronan m'a joué un air de flûte le matin avant de partir: la vie est belle!
Bordélio-Quimperlé
Aucun problème sur le chemin; Il n'y avait plus de coquilles rendu à la zone commerciale, mais j'ai trouvé mon chemin facilement jusqu'au centre de Quimperlé. Rendue là, c'était difficile de savoir ou habitait mon hôte. Une gentille dame lui a téléphoné pour moi et m'a prise dans sa voiture pour le dernier 2 km.
M. Balanant est un homme sympathique qui a fait Compostelle et qui malheureusement ne peut plus faire de longue randonnée. il est venu me reconduire à la gare de train d'ou je partais pour Redon.
Redon
Je tenais à venir à Redon pour avoir la chance de dormir dans un monastère. Mais, j'avais oublié d'avertir de ma venue et la porte était fermée. Mes amis ont envoyé quelqu'un, mais j'étais déjà partie. Morale de cette histoire, je devrai faire attention à mon insouciance. Une autre qualité à travailler puisqu'il semble que j'ai trop bien réussi avec la confiance.
Toujours est-il que j'ai visité Redon, son église, ses quais et son port. J'ai profité de ma chambre d'autel pour dormir plus tard et j'ai mis à jour le blogue grâce à la connexion internet. j'attends présentement le car pour Saint-Nazaire. J'y prends un bateau pour traverser en Espagne.
Saint-Nazaire
Encore uen fois, je suis chanceuse. La chauffeuse du car m'a laissé à Montoir plutot qu'à Saint-Nazaire ce qui m,a sauvé plusieurs Km de marche. De plus, je me suis arrêtée pour manger dans un petit restaurant dont la propiétaite et la serveuse avaient des amis qui travaillaient pour la compagnie maritime LDLines qui opère le traversier que je prend. Donc, je n'ai pas eu trop de souci avec le chemin pour venir ici. J'ai marché encore 6 Km aujourd'hui.Tout est beau avec ma réservation, j'aurai une cabine seulement pour moi.
Comment je voyage
Je pense avoir oublié de spécifier que je voyage en Bretagne sans carte et sans cellulaire. C'est ce qui explique mes nombreuses vérifications de la direction de la route que je prends quand je perd les coquilles de vue. J'ai peut-être oublié de dire également que le chemin est balisé avec de petites affichettes d'environ 5cmX5cm sur lesquelles apparait une coquille Saint-Jacques jaune sur fond bleu. La direction à prendre est celle vers laquelle convergent les rayons.
De plus, je porte mon sac à dos sur mes épaules. Il pèse 20 lb auxquelles il faut ajouter 2 litres d'eau.
De plus, je porte mon sac à dos sur mes épaules. Il pèse 20 lb auxquelles il faut ajouter 2 litres d'eau.
dimanche 14 septembre 2014
Étapes bretonnes -suites
Me voilà rendue déjà à Quimperlé! Incroyable que j'ai réussi à marcher ce chemin à raison de plus de 20Km par jour.
Puisque j'ai déjà relaté les deux premières étapes, je continuerai mon récit à la 3e.
Entre Doualas et Châteaulin, la marche allait bien. J'ai bien fait jusqu'à Le Faou. (21Km) La signalisation est difficile à trouver en ville, mais aucun détour majeur jusque là. Trois vielles dames m'ont aidée à trouver le chemin.
Cependant, rendue à Le Faou, j'ai constaté qu'il me restait 27 Km avant d'atteindre Châteaulin. J'ai donc pris un taxi pour me rendre au ESAT. ( Ma chambre y était réservée et puisque toutes les autres gites avaient été aussi réservés à l'avance par Dominique, je ne pouvais pas me permettre de faire autrement. Tout le reste aurait décalé. ) Le ESAT, c'est un centre équestre et des handicapés y travaillent.
J'y étais très bien logée, seule dans mon dortoir. J'ai pu faire mon lavage. Il y avait un FIL à linge à ma disposition.
4e Étape Châteaulin-Briec
Au matin, mes bas ne sont pas secs. J'en ai qu'une paire; il faut les mettre quand même. ( Oh! Erreur fatale! J'ai des ampoules aux pieds depuis lors.)
27 Km à faire. Je me suis préparé, sur les conseil de Yannick, mon fils, une boisson énergétique avec du jus d'orange, de l'eau et du sel. Cela compensera la perte d'eau et de sels minéraux de mon organisme. Il fait 30C en Bretagne. Du temps exceptionnel en septembre par ici. Avec cette boisson, j'arrive dorénavant pas mal moins fatiguée.
Cependant, cette étape, que j'appellerai affectueusement, le chemin des chapelles m'a donné pas mal de fils à retorde.
Au départ, les arbres du canal Nantes-Brest avaient souffert des tempêtes de janvier dernier qui ont déracinées une grande quantité d'arbres. Donc, après une dizaine de kilomètres, j'ai rencontré une équipe de bûcherons qui s'affairaient à couper la tête des arbres couchés, à traverser de l'autre côté du canal les troncs et les branches à l'aide de bateaux et de câbles. Évidemment, le travail n'était pas terminé. Vous auriez ri de me voir passer par-dessus ou par-dessous des troncs de 1 mètre de diamètre, de me voir tomber sur le dos comme une tortue ou pire de voir mon sac empalé par des branches.
Non contente d'avoir traversé cette épreuve, j'ai monté une longue côte, passée sans m'en rendre compte et, surtout sans m'arrêter, devant la fontaine qui guérit l'eczéma. Arrivée en haut, j'ai vu l'affiche qui l'annonçait, pour ensuite déboucher sur un chemin de bois presque refermé.
Alors qu'il me restait à peine 4 Km à marcher selon le gentil monsieur de la source aquarium ( voir section ANECDOTES du blogue), les coquilles m'indiquent de prendre un chemin qui tourne dans le sens opposé à la direction que je devais suivre pour me rendre à Briec. Je fais confiance, je tourne sur ce chemin. Je vois une jolie chapelle et je rencontre un peu plus loin une promeneuse qui me conseille de rebrousser chemin. Voulant suivre le vrai chemin, je continue à suivre les coquilles. Arrivée à l'intersection suivante, aucune coquille pour m'accueillir. Je tourne à gauche pour reprendre la direction initiale. Je rencontre à nouveau ma promeneuse et elle m'indique comment arriver à Briec par la grande route.
Ce fut long et pénible surtout lorsque deux vieux peintres rencontrés après avoir tourné à un carrefour sans savoir vraiment si je devais aller dans cette direction, ont presque refusés de m'aider. Heureusement, ils ont consenti à me dire qu'il me restait encore 2 Km pour atteindre Briec par la route principale. Laissez-moi vous dire que je n'ai pas suivie les coquilles vues entre temps et qui voulaient me faire visiter une autre chapelle. Et oui, je les ai loupées intentionnellement.
Découragée et les pieds en feu, je me suis rendue à Briec. Cependant, je n'en pouvais plus. Deux autres peintres, très jeunes, s'affairaient autour de la première maison du village.
Je leur demande: ''Je vais à Landudal. Est-ce encore loin?''
''Au moins encore 4Km...'' '' Non, vous en êtes bien certains.'' ''Oui, madame, je demeure à Landudal.'' '' Ah! Est-ce que je pourrais téléphoner à ma logeuse?'' '' Bien sur, madame, je fais ça pour vous.''''Merci'' Et, Mme LeJeanne est venue me chercher à l'entrée de Briec.
C'est ainsi que je constate que les jeunes sont serviables avec moi. Ils n'hésitent pas à m'aider et vont jusqu'à arrêter en voiture pour me rassurer sur la direction du chemin à prendre quand je perd les coquilles de vue.
Chez Mme LeJeanne, j'ai eu un accueil formidable. J'avais un salon, une cuisine, une chambre et une salle de bain juste pour moi. J'ai fait le tour de son jardin avec elle. Son mari et elle m'ont cuisiné du poulet rôti. J'étais aux anges au Relais de Kerguen.
5e étape Briec-Elliant (21Km)
Cela devait être dans du beurre. Ce le fut sauf que j'ai perdu les coquilles après Langolen à la pisciculture. Que cela ne tienne, j'ai pris la grand route et je me suis rendue à Élliant par le grand chemin.
J'ai trouvé Mme Le Bihan grâce aux indications de deux jeunes ados qui faisaient du vélo. Le fils de Mme Le Bihan, Yannick, m'attendait et m'a montré ma chambre. Après avoir pris une douche, je suis allée à la pharmacie du village pour acheter des pansements contre les ampoules. Je suis allée aussi à l'Intermarché pour acheter des bas de coton.
Entre temps, Mme Bihan était revenue avec tout son épicerie. Il y en avait partout. Il faut dire que Mme Le Bihan prends soin de son fils, de son cousins Loic, de deux handicapés et qu'elle a une multitude d'amis et amies.
Chez Mme Le Bihan, on a bien bu: j'ai particulièrement apprécié le vin rosé TARANI, Côte du Rhones. On a mangé avec ses amis, Momo, qui a déjà fait Compostele, et Bruno, qui enseigne la pâtisserie. Son cousin est agent d'immeuble. J'étais contente qu'il m'amène en auto jusqu'au bazar pour timbrer ma Compostela à cause de mes pieds douloureux. De plus, au bazar, le gars nous a dit que l'Église était ouverte et nous y avons été.
Toujours est-il que Mme Le Bihan est très recevante et j'ai mangé des crevettes en entrée et du cabillot en sauce bonne femme. Absolument magnifique!
Le lendemain matin, petit problème avec mon café qui contenait de drôles de petits bateaux....Retour case départ avec des contenants scellés.
Ensuite, Mme Le Bihan me dit qu'elle a l'habitude de reconduire les pèlerins à une ferme parce qu'elle trouve le chemin trop tortueux aux alentours de Élliant. Évidemment, je ne voulais pas frustrée mon hôtesse et j'ai accepté de sauver un certain nombres de Km par politesse envers elle.
6e étape: Élliant-Saint-Jacques de Bannalec (15 Km)
La route est belle et j'ai rencontré un gentil monsieur qui m'a fait visité la chapelle Sainte-Yvonne. De plus, il m'a dit de faire attention sur le petit pont qui traverse le ruisseau en bas de la côte. C'est vrai qu'il manquait une planche au centre, mais il n'étais pas très haut. Je suis traversée sans problème en me guidant avec mes bâtons. Juste avant la grand route qui mène à Bannalec, je suis sortie du bois sur la petite route qui y mène et je n'ai pas vu de coquilles. J'ai tourné à gauche par intuition et au carrefour, j'ai vu l'affiche routière qui annonçait Saint-Jacques et sa chapelle. J'ai marché sur le côté asphalté de la route des automobiles. Encore une fois, ce fut un jeune homme dans sa voiture qui m'a confirmé que j'étais sur la bonne route.
Arrivée sur place, M. Fregeo est facile à trouver. Il a le seul établissement du village. Un bar avec une épicerie et tout un bazar de souvenirs, en plus de ses attributs de druide. M. Fregeo est un druide de l'ancienne religion qui était partiquée en Bretagne bien avant que le christianisme n'y parvienne. M. Fregeo est vraiment spécial: on l'aime ou on le déteste. Il ne laisse personne indifférent.
M. Fregeo pratique des mariages druidiques dans sa clairière entourée de pierres paléolithiques. Avis aux amateurs de Noces originales. J,ai vu des photos et c'est d'une beauté pleine de simplicité.
M. Fregeo, c'est aussi un esprit libre qui aime bien provoqué. Ancien déserteur de la guerrre d'Algérie, felquiste breton en 68, il a conservé sa ferveur pour la sauvegarde de la culture bretonne et de la terre. Il est biensûr écologiste jusqu'au bout des ongles puisque sa religion défend l'harmonie de la terre, de l'eau et du feu. Cependant, il ne faut pas manquer d'humour pour avoir une saine relation avec lui. N'y a-t-il pas écrit à l'entrée de son bar: ''Interdit aux cons''. Je n'ai pas osé lui demander s'il acceptait les connes.
Toujours ait-il que j'ai eu pas mal de plaisir à blaguer avec lui. J'ai même osé un ''Vive la France '' en partant qui l'a laissé perplexe un moment. Cela nous a permis d'échanger un peu sur la maudite France qui a essayé d'assimiler son peuple et de la même France qui nous a abandonnés aux Anglais.
J'ai aussi connu Mme Fregeo qui a soigné mes pieds avec une grande gentillesse. Bain de pieds au gros sel, perçage et drainage d'ampoule, application d'argile verte pour faire sécher la plaie etcrème rafraichissante ont fait un grand bien à mes outils de travail (ah,ah!). Mme Fregeo m'a servi du confit de canard avec un gâteau que son fils avait fait. Il s'appelle Tugdual en l'honneur d'un des 7 saints fondateurs de la Bretagne. Il n'a que 20 ans et est cuisinier.
Saint-Jacques-de-Bannalec-Bodélio ( 21Km)
Bodélio-Quimperlé ( 15Km)
Quimperlé-Redon en train (Visite de la ville de Redon: 7 Km)
Redon-Saint-Nazaire en car
Puisque j'ai déjà relaté les deux premières étapes, je continuerai mon récit à la 3e.
Entre Doualas et Châteaulin, la marche allait bien. J'ai bien fait jusqu'à Le Faou. (21Km) La signalisation est difficile à trouver en ville, mais aucun détour majeur jusque là. Trois vielles dames m'ont aidée à trouver le chemin.
Cependant, rendue à Le Faou, j'ai constaté qu'il me restait 27 Km avant d'atteindre Châteaulin. J'ai donc pris un taxi pour me rendre au ESAT. ( Ma chambre y était réservée et puisque toutes les autres gites avaient été aussi réservés à l'avance par Dominique, je ne pouvais pas me permettre de faire autrement. Tout le reste aurait décalé. ) Le ESAT, c'est un centre équestre et des handicapés y travaillent.
J'y étais très bien logée, seule dans mon dortoir. J'ai pu faire mon lavage. Il y avait un FIL à linge à ma disposition.
4e Étape Châteaulin-Briec
Au matin, mes bas ne sont pas secs. J'en ai qu'une paire; il faut les mettre quand même. ( Oh! Erreur fatale! J'ai des ampoules aux pieds depuis lors.)
27 Km à faire. Je me suis préparé, sur les conseil de Yannick, mon fils, une boisson énergétique avec du jus d'orange, de l'eau et du sel. Cela compensera la perte d'eau et de sels minéraux de mon organisme. Il fait 30C en Bretagne. Du temps exceptionnel en septembre par ici. Avec cette boisson, j'arrive dorénavant pas mal moins fatiguée.
Cependant, cette étape, que j'appellerai affectueusement, le chemin des chapelles m'a donné pas mal de fils à retorde.
Au départ, les arbres du canal Nantes-Brest avaient souffert des tempêtes de janvier dernier qui ont déracinées une grande quantité d'arbres. Donc, après une dizaine de kilomètres, j'ai rencontré une équipe de bûcherons qui s'affairaient à couper la tête des arbres couchés, à traverser de l'autre côté du canal les troncs et les branches à l'aide de bateaux et de câbles. Évidemment, le travail n'était pas terminé. Vous auriez ri de me voir passer par-dessus ou par-dessous des troncs de 1 mètre de diamètre, de me voir tomber sur le dos comme une tortue ou pire de voir mon sac empalé par des branches.
Non contente d'avoir traversé cette épreuve, j'ai monté une longue côte, passée sans m'en rendre compte et, surtout sans m'arrêter, devant la fontaine qui guérit l'eczéma. Arrivée en haut, j'ai vu l'affiche qui l'annonçait, pour ensuite déboucher sur un chemin de bois presque refermé.
Alors qu'il me restait à peine 4 Km à marcher selon le gentil monsieur de la source aquarium ( voir section ANECDOTES du blogue), les coquilles m'indiquent de prendre un chemin qui tourne dans le sens opposé à la direction que je devais suivre pour me rendre à Briec. Je fais confiance, je tourne sur ce chemin. Je vois une jolie chapelle et je rencontre un peu plus loin une promeneuse qui me conseille de rebrousser chemin. Voulant suivre le vrai chemin, je continue à suivre les coquilles. Arrivée à l'intersection suivante, aucune coquille pour m'accueillir. Je tourne à gauche pour reprendre la direction initiale. Je rencontre à nouveau ma promeneuse et elle m'indique comment arriver à Briec par la grande route.
Ce fut long et pénible surtout lorsque deux vieux peintres rencontrés après avoir tourné à un carrefour sans savoir vraiment si je devais aller dans cette direction, ont presque refusés de m'aider. Heureusement, ils ont consenti à me dire qu'il me restait encore 2 Km pour atteindre Briec par la route principale. Laissez-moi vous dire que je n'ai pas suivie les coquilles vues entre temps et qui voulaient me faire visiter une autre chapelle. Et oui, je les ai loupées intentionnellement.
Découragée et les pieds en feu, je me suis rendue à Briec. Cependant, je n'en pouvais plus. Deux autres peintres, très jeunes, s'affairaient autour de la première maison du village.
Je leur demande: ''Je vais à Landudal. Est-ce encore loin?''
''Au moins encore 4Km...'' '' Non, vous en êtes bien certains.'' ''Oui, madame, je demeure à Landudal.'' '' Ah! Est-ce que je pourrais téléphoner à ma logeuse?'' '' Bien sur, madame, je fais ça pour vous.''''Merci'' Et, Mme LeJeanne est venue me chercher à l'entrée de Briec.
C'est ainsi que je constate que les jeunes sont serviables avec moi. Ils n'hésitent pas à m'aider et vont jusqu'à arrêter en voiture pour me rassurer sur la direction du chemin à prendre quand je perd les coquilles de vue.
Chez Mme LeJeanne, j'ai eu un accueil formidable. J'avais un salon, une cuisine, une chambre et une salle de bain juste pour moi. J'ai fait le tour de son jardin avec elle. Son mari et elle m'ont cuisiné du poulet rôti. J'étais aux anges au Relais de Kerguen.
5e étape Briec-Elliant (21Km)
Cela devait être dans du beurre. Ce le fut sauf que j'ai perdu les coquilles après Langolen à la pisciculture. Que cela ne tienne, j'ai pris la grand route et je me suis rendue à Élliant par le grand chemin.
J'ai trouvé Mme Le Bihan grâce aux indications de deux jeunes ados qui faisaient du vélo. Le fils de Mme Le Bihan, Yannick, m'attendait et m'a montré ma chambre. Après avoir pris une douche, je suis allée à la pharmacie du village pour acheter des pansements contre les ampoules. Je suis allée aussi à l'Intermarché pour acheter des bas de coton.
Entre temps, Mme Bihan était revenue avec tout son épicerie. Il y en avait partout. Il faut dire que Mme Le Bihan prends soin de son fils, de son cousins Loic, de deux handicapés et qu'elle a une multitude d'amis et amies.
Chez Mme Le Bihan, on a bien bu: j'ai particulièrement apprécié le vin rosé TARANI, Côte du Rhones. On a mangé avec ses amis, Momo, qui a déjà fait Compostele, et Bruno, qui enseigne la pâtisserie. Son cousin est agent d'immeuble. J'étais contente qu'il m'amène en auto jusqu'au bazar pour timbrer ma Compostela à cause de mes pieds douloureux. De plus, au bazar, le gars nous a dit que l'Église était ouverte et nous y avons été.
Toujours est-il que Mme Le Bihan est très recevante et j'ai mangé des crevettes en entrée et du cabillot en sauce bonne femme. Absolument magnifique!
Le lendemain matin, petit problème avec mon café qui contenait de drôles de petits bateaux....Retour case départ avec des contenants scellés.
Ensuite, Mme Le Bihan me dit qu'elle a l'habitude de reconduire les pèlerins à une ferme parce qu'elle trouve le chemin trop tortueux aux alentours de Élliant. Évidemment, je ne voulais pas frustrée mon hôtesse et j'ai accepté de sauver un certain nombres de Km par politesse envers elle.
6e étape: Élliant-Saint-Jacques de Bannalec (15 Km)
La route est belle et j'ai rencontré un gentil monsieur qui m'a fait visité la chapelle Sainte-Yvonne. De plus, il m'a dit de faire attention sur le petit pont qui traverse le ruisseau en bas de la côte. C'est vrai qu'il manquait une planche au centre, mais il n'étais pas très haut. Je suis traversée sans problème en me guidant avec mes bâtons. Juste avant la grand route qui mène à Bannalec, je suis sortie du bois sur la petite route qui y mène et je n'ai pas vu de coquilles. J'ai tourné à gauche par intuition et au carrefour, j'ai vu l'affiche routière qui annonçait Saint-Jacques et sa chapelle. J'ai marché sur le côté asphalté de la route des automobiles. Encore une fois, ce fut un jeune homme dans sa voiture qui m'a confirmé que j'étais sur la bonne route.
Arrivée sur place, M. Fregeo est facile à trouver. Il a le seul établissement du village. Un bar avec une épicerie et tout un bazar de souvenirs, en plus de ses attributs de druide. M. Fregeo est un druide de l'ancienne religion qui était partiquée en Bretagne bien avant que le christianisme n'y parvienne. M. Fregeo est vraiment spécial: on l'aime ou on le déteste. Il ne laisse personne indifférent.
M. Fregeo pratique des mariages druidiques dans sa clairière entourée de pierres paléolithiques. Avis aux amateurs de Noces originales. J,ai vu des photos et c'est d'une beauté pleine de simplicité.
M. Fregeo, c'est aussi un esprit libre qui aime bien provoqué. Ancien déserteur de la guerrre d'Algérie, felquiste breton en 68, il a conservé sa ferveur pour la sauvegarde de la culture bretonne et de la terre. Il est biensûr écologiste jusqu'au bout des ongles puisque sa religion défend l'harmonie de la terre, de l'eau et du feu. Cependant, il ne faut pas manquer d'humour pour avoir une saine relation avec lui. N'y a-t-il pas écrit à l'entrée de son bar: ''Interdit aux cons''. Je n'ai pas osé lui demander s'il acceptait les connes.
Toujours ait-il que j'ai eu pas mal de plaisir à blaguer avec lui. J'ai même osé un ''Vive la France '' en partant qui l'a laissé perplexe un moment. Cela nous a permis d'échanger un peu sur la maudite France qui a essayé d'assimiler son peuple et de la même France qui nous a abandonnés aux Anglais.
J'ai aussi connu Mme Fregeo qui a soigné mes pieds avec une grande gentillesse. Bain de pieds au gros sel, perçage et drainage d'ampoule, application d'argile verte pour faire sécher la plaie etcrème rafraichissante ont fait un grand bien à mes outils de travail (ah,ah!). Mme Fregeo m'a servi du confit de canard avec un gâteau que son fils avait fait. Il s'appelle Tugdual en l'honneur d'un des 7 saints fondateurs de la Bretagne. Il n'a que 20 ans et est cuisinier.
Saint-Jacques-de-Bannalec-Bodélio ( 21Km)
Bodélio-Quimperlé ( 15Km)
Quimperlé-Redon en train (Visite de la ville de Redon: 7 Km)
Redon-Saint-Nazaire en car
mardi 9 septembre 2014
Anecdotes
- Sur le chemin, il y a deux jours, je rencontre un petit garçcon avec ses parents. J'ai mon sac à dos et mes bâtons de marche. Il me regarde et il demande: '' Faites-vous du ski, madame ? ''.
- Aujourd'hui même, je manquais d'eau dans ma bouteille. Je vois un homme au loin qui arrive chez lui à pied. Quand j'arrive devant chez lui, il est encore dehors. Je lui demande s"il veut bien remplir ma bouteille. Il rentre dans sa cuisine; je le suis. Il remplit la bouteille et me la donne en m'expliquant ceci. '' Vous savez , madame, que je puise mon eau dans une source qui est de grande qualité. Imaginez que j'y ai mis un poisson rouge, il y a plus de 20 ans et que celui-ci est toujours vivant. Il doit faire dans les 30 cm et est devenu tout blanc. De plus, j'ai ajouté au fil des ans plusieurs autres poissons rouges qui vivent bien eux-aussi.'' Et, c'est ainsi que j'ai bu de l'eau d'aquarium cet après-midi.
lundi 8 septembre 2014
Photos
Voici des photos des endroits d'où part ou arrive le chemin selon les étapes.
Le lieu du départ:
http://www.bretagne.com/fr/les_photos_de_bretagne/phares/pointe_saint_mathieu
Blockhaus allemands le long de la cote:
http://skeiz.guisseny.fr/?page_id=15
Brest:
http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Brest
Daoulas:
http://www.cdp29.fr/fr/presentation-daoulas
Le Faou:
http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org/fr/le-faou-0
Chateaulin:
http://www.chateaulin.fr
Briec:
A Suivre.....
Le lieu du départ:
http://www.bretagne.com/fr/les_photos_de_bretagne/phares/pointe_saint_mathieu
Blockhaus allemands le long de la cote:
http://skeiz.guisseny.fr/?page_id=15
Brest:
http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Brest
Daoulas:
http://www.cdp29.fr/fr/presentation-daoulas
Le Faou:
http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org/fr/le-faou-0
Chateaulin:
http://www.chateaulin.fr
Briec:
A Suivre.....
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Symbolique du chemin
3e étape:
Aujourd'hui, j'ai beaucoup pensé à maman sur le chemin. Le plus drôle, c'est que j'ai rencontré trois dames âgées.
La première avait bien peur de tomber puisqu'elle était restée 12 heures seules à sa maison avant qu'une personne lui porte secours.
La seconde avait des douleurs aux jambes et se plaignaient de ne plus pouvoir marcher à son goût.
La troisième avait toute sa tête et n'a pas hésité à me donner les renseignements qui m'ont rassurés sur la suite du chemin dans son village et même au delà.
Chacune de ces femmes m'ont parlé de ma mère à leur façon. C'est la beauté du chemin.
Je penserai à chacun de vous sur le Chemin et je suis certaine que d'autres coïncidences me parleront de vous. Il s'agira pour moi d'y voir clair.
Aujourd'hui, j'ai beaucoup pensé à maman sur le chemin. Le plus drôle, c'est que j'ai rencontré trois dames âgées.
La première avait bien peur de tomber puisqu'elle était restée 12 heures seules à sa maison avant qu'une personne lui porte secours.
La seconde avait des douleurs aux jambes et se plaignaient de ne plus pouvoir marcher à son goût.
La troisième avait toute sa tête et n'a pas hésité à me donner les renseignements qui m'ont rassurés sur la suite du chemin dans son village et même au delà.
Chacune de ces femmes m'ont parlé de ma mère à leur façon. C'est la beauté du chemin.
Je penserai à chacun de vous sur le Chemin et je suis certaine que d'autres coïncidences me parleront de vous. Il s'agira pour moi d'y voir clair.
dimanche 7 septembre 2014
Arrivée en avion depuis Paris à Brest.
J'ai eu un très bel accueil de mes hôtes. Dominique m'a fait visitée une jolie ville, Landerneau, pont habité et vieille église Saint-Thomas. Ensuite, une basilique avec une légende charmante. Un pauvre d'esprit qui chantait Avé Maria en se promenant agrippé aux branches de chêne dans un bois et pour lequel un lys poussera sur sa tombe.
Vincent m'a fait visite la côte. Il y a plusieurs grosses pierres qui sont posées sur la landes et le bord de mer. Cela donne au paysage une connotation mystique. J'ai choisi une autre petite pierre pour laisser à Compostelle près du lieu du naufrage du MS Arthabasca qui a coulé en avril 1944. 123 canadiens y ont perdu la vie.
Ce samedi, je commence ma marche. J'avais envie de dire ma quête. Vincent m'accompagnera pour cette première étape qui semble-il sera la plus difficile. Je reviendrai chez mes nouveaux amis ce soir. Demain, ils viendront me reconduire près du pont de Brest pour le début de mon périple.
Donc, cette première étape m'a fait marcher 21 Km. Je prends confiance en mes capacités de faire le chemin avec des étapes d'une vingtaine de Km.
2e jour: La marche du Finistère a été difficile mais sans doute pas autant que celle d'aujourd'hui. (20 Km) L'incertitude m'a gagné puisque j'avais peu de points de repère. De plus, ma logeuse n'est pas chez elle et j'étais en grand manque d'eau.
Je pensait retourner en ville, mais c'est difficile parce que ça monte beaucoup pour venir ici. J'y suis quand même et je suis allée poster la 1er carte postale que je m'envoie. J'en ai écrite 2 autres pour mon fils Alex et à ma mère que je posterai demain. Mme Ségalen a fini par revenir chez elle. En effet, et elle est très gentille. Ma chambre est jolie et confortable et j'ai le WIFI.
De plus, elle m'a invitée a partagé son souper avec sa belle-soeur et son beau-frèere. J'ai adoré cette rencontre.
J'ai eu un très bel accueil de mes hôtes. Dominique m'a fait visitée une jolie ville, Landerneau, pont habité et vieille église Saint-Thomas. Ensuite, une basilique avec une légende charmante. Un pauvre d'esprit qui chantait Avé Maria en se promenant agrippé aux branches de chêne dans un bois et pour lequel un lys poussera sur sa tombe.
Vincent m'a fait visite la côte. Il y a plusieurs grosses pierres qui sont posées sur la landes et le bord de mer. Cela donne au paysage une connotation mystique. J'ai choisi une autre petite pierre pour laisser à Compostelle près du lieu du naufrage du MS Arthabasca qui a coulé en avril 1944. 123 canadiens y ont perdu la vie.
Ce samedi, je commence ma marche. J'avais envie de dire ma quête. Vincent m'accompagnera pour cette première étape qui semble-il sera la plus difficile. Je reviendrai chez mes nouveaux amis ce soir. Demain, ils viendront me reconduire près du pont de Brest pour le début de mon périple.
Donc, cette première étape m'a fait marcher 21 Km. Je prends confiance en mes capacités de faire le chemin avec des étapes d'une vingtaine de Km.
2e jour: La marche du Finistère a été difficile mais sans doute pas autant que celle d'aujourd'hui. (20 Km) L'incertitude m'a gagné puisque j'avais peu de points de repère. De plus, ma logeuse n'est pas chez elle et j'étais en grand manque d'eau.
Je pensait retourner en ville, mais c'est difficile parce que ça monte beaucoup pour venir ici. J'y suis quand même et je suis allée poster la 1er carte postale que je m'envoie. J'en ai écrite 2 autres pour mon fils Alex et à ma mère que je posterai demain. Mme Ségalen a fini par revenir chez elle. En effet, et elle est très gentille. Ma chambre est jolie et confortable et j'ai le WIFI.
De plus, elle m'a invitée a partagé son souper avec sa belle-soeur et son beau-frèere. J'ai adoré cette rencontre.
jeudi 4 septembre 2014
Affronter ses peurs
Me voila confronter à mes démons. L'anxiété que je devrai combattre m'a gagné lors du geste aussi simple que de confirmer mon siège sur Internet.
Partie seule pour ce voyage, je suis maitre à bord. Je me suis bien débrouiller à l'aérogare Charles de Gaule entre le T3 et le T2. Présentement, j'attends sagement le vol pour Brest.
Je pense à ma famille, mes amis, mon amoureux...restés derrière moi. La fatigue me gagne peu à peu. Il est 8h du matin à Québec et près de 14h à Paris.
Fait cocasse, j'ai rencontré sur l'avion entre Québec et Paris, ma collègue de travail du MAPAQ, Francine Parent et sa compagne. Elles se rendent à Paris pour deux semaines de vacances. Le monde est petit, vous dites?
Partie seule pour ce voyage, je suis maitre à bord. Je me suis bien débrouiller à l'aérogare Charles de Gaule entre le T3 et le T2. Présentement, j'attends sagement le vol pour Brest.
Je pense à ma famille, mes amis, mon amoureux...restés derrière moi. La fatigue me gagne peu à peu. Il est 8h du matin à Québec et près de 14h à Paris.
Fait cocasse, j'ai rencontré sur l'avion entre Québec et Paris, ma collègue de travail du MAPAQ, Francine Parent et sa compagne. Elles se rendent à Paris pour deux semaines de vacances. Le monde est petit, vous dites?
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