vendredi 19 septembre 2014

2ème étape : 30 km
Villagio de Parados-Astorga
Ce matin, je me suis réveillée un peu mêlée. Je ne savais plus si j'avais rêvée au Chemin ou si c'était la réalité. J'étais peut être encore dans mon rêve quand le cadran a sonné et que je me suis levée.
J'avais rendez-vous avec les 2 québécoises, Chantal et Maria, rencontrées la veille, et Olivier pour continuer le chemin ensemble. J'ai marché avec Maria et heureusement parce que je me serais peut être découragée. J'avais encore mal au pied.
Le peloton de mes amis me précédait de 10 minutes et me gardait une place au restaurant ou au café. Nous avons mangé une bonne pizza romana avec un bon verre de vin après 3h de marche. Ensuite, nous avons repris la route pour un autre 4 h. Puisque Olivier est très rapide, c'est lui qui réserve pour le groupe.
Donc, le chemin a été fort long jusqu'à Astorga.
À un moment donné, un vent très violent s'est levé et la pluie a commencé à tomber. J'ai sorti mon poncho pour l'enfiler. Avec tout ce vent, je suis restée coincée dans l'encolure de mon poncho; ne pouvant plus ni l'enlever, ni le tirer pour le mettre. Heureusement que 2 pèlerines qui me suivaient ont compris ma situation et m'ont aidé.
La pluie tombait fortement et j'étais bien contente qu'il n'y avait pas d'éclairs.
Un peu plus loin, le chemin traversait un voie de chemin de fer. Un passage piétonnier impressionnant y avait été construit. Une travée d'environ 10 pieds de large avec des garde-fous peints en vert serpentait et zigzaguait en hauteur sur presque un Km de chaque côté de la voie ferrée. De plus, le centre du ponceau se levait pour le passage des trains. Donc, un ajout de presque 1 Km pour traversée une voie ferrée de 4 mètres. Quand on a mal aux pieds, cela a quand même un peu d'importance.
Après la voie ferrée, le chemin monte rapidement sur 0,5 km pour atteindre la ville de Astorga. Maria et moi avions bien hâte d'arriver. Olivier était venu à notre rencontre et nous avait expliqué que l'albergue était a à peine 30 mètres de la cathédrale. Arrivée devant la cathédrale et le Palais épiscopale dessiné par Gaudi, Maria me dit quelle aimerait visiter ces 2 monuments après s'être installée à l'albergue. Moi, comme j'étais pas mal fatiguée de mes 30Km, je lui réponds que j'allais les visiter sur Internet. À ce moment-là, nous avons été prise d'un tel fou rire, Maria et moi. On a rit jusqu'à l'albergue.
Sur le chemin, il se passe un drôle de phénomène: quand on est installé dans sa chambre et qu'on a pris une bonne douche et qu'on a lavé ses vêtements et qu'on les a mis à sécher, notre énergie remonte et on est bien disposée pour visiter la ville.
Donc, j'ai marché encore 2 ou 3 Km pour visiter la cathédrale, le Palais épiscopale, faire quelques courses, choisir un restaurant pour souper où j'ai mangé la spécialité de la région: une bonne truite. Un petit massage avec ça! La grosse misère...
Par compte, en parlant de misère, je ne m'habitue pas facilement aux petits détails qui manquent pour le confort des pèlerins dans certaines albergues: pas de savon au lavabo, douches sans crochet pour nos vêtements, lit à 2 étages sans échelle ou sans suffisamment d'espace entre les deux lits pour ne pas se cogner la tête. De plus, la promiscuité devient lourde quand les gens ronflent ou font de bruit la nuit. Le pire, c'est que certains pèlerins se lèvent à 4 heures du matin pour commencer à marcher au petit matin avec leur lampes frontales. notez que le soleil ne se lèvent qu'à 7 h 30. Je n'ai  toujours pas compris pourquoi, ils veulent marcher à la noirceur sur des sentiers sinueux. Pour pouvoir faire cela, ils doivent se préparer et ramasser leurs effets personnels à la lueur d'une lampe de poche. Donc, dans les grands dortoirs, il est difficile de trouver le sommeil.

3e étape: Astorga- Rabanal del Camino (20Km)
Enfin, une petite randonnée avec son lot d'épreuve. Mes pieds me font mal à cause d'une seule vilaine ampoule à l'intérieur de mon pied droit près de la cheville.
Le chemin est toujours aussi difficile passant parfois sur le bord de la route ou étant couvert de gros cailloux. La campagne est parsemée de petits arbustes et de fleurs de thym. C'est la lande et le début de la montée vers la Croix de fer.
Petite averse, il bruine en Galécie. Le poncho est plus facile à mettre sans vent. Un bel arc-en-ciel décorera le ciel.
J'ai dû m'arrêter pour un boubou inattendu derrière un buisson. Il était évident que je n'étais pas la seule à y avoir soulagée son gros besoin. Un lapin se sauve en me voyant. En retournant sur le chemin, je trouve 10 Euros pour ma peine.
Le chemin se déroule sous mes pas de plus en plus lentement. Je fais un arrêt dans un petit village pour me reposer un peu. Je m'arrêterai plus de l'avant-midi parce que mes pieds font trop mal quand je reprends la marche.
En entrant au village où je dormirai, il y avait une homme portant le costume de chevalier avec un vrai faucon. Il m'a prêté un gant de cuir et il m'a passé l'oiseau. J'ai touché à ses plumes avec mon autre main. J'avais demandé à une marcheuse (Sud Coréenne) de me photographier. J'ai hâte de vous montrer cette photo.
Juste un peu plus loin, Maria et Olivier était attablés au café de l'albergue. Olivier était fier de m'apprendre que nous aurions une chambre pour nos 4 ce soir. Chantal est derrière moi; elle ménage ses jambes pour demain. Ce sera la montée de la Croix de fer où nous déposerons les pierres que nous avons apportées de la maison. Ils représentent nos péchés.
Il y a une laveuse à cet l'albergue. Nous laverons notre linge à la machine pour une fois. Sinon, nous lavons tous les soirs à la main dans un lavabo avec une barre de savon.








Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire