lundi 15 septembre 2014

Étapes bretonnes-suites et fin.


Saint-Jacques de Bannalec-Bodélio:

Heureusement, le bon Dieu me guide.
Le sentier est très facile. Aujourd'hui, j'ai pensé aux résistants qui devaient emprunter les chemins creux et les vieux chemins communaux pour jouer des tours aux ennemis...
Cependant, puisque je dois travailler ma confiance, la suite du chemin le long de la rivière Isole passe par un sentier  est très peu fréquenté. À un point tel que l'on circule dans les orties ( ça gratte) et que parfois on perd le chemin dans des herbes aussi hautes que les épaules. À un moment donné, j'en avais assez. À ce moment, j'ai croisé un sentier tout aussi peu fréquenté, mais qui montait la colline. Je l'ai pris malgré qu'il n'y avait aucune coquille. Et bien, c'était le bon chemin.Il y avait une coquille au sommet. Comme je le disais au début de cette section, le Bon Dieu me guide.
Arrivée à  Le Trévoux, j'ai encore perdu les coquilles. Bien sûr que j'aurais pu descendre près de l'église. sans doute qu'elles y étaient. Mais, avec mes pieds en feu, pas questions de faire un pas de trop. Alors je suis allée à la mairie qui était à deux pas de moi.
Très gentiment, ils m'ont dessiné un plan sur une carte à l'aide des indications du chemin de Compostelle qu'ils avaient à la municipalité. J'ai retrouvé les coquilles près du Monastère de Lanorgard. Ce fut un jeu d'enfant d'arrivée chez M. Ronan Perennou.
M. Perennou est un être exceptionnel, passionné par la religion catholique, par Compostelle et par la Bretagne. Il s'affaire à conserver le patrimoine breton.
il aune façon bien à lui d'accueillir les pèlerins.  M. Ronan nous amène dans son bistrot ancien qu'il a reconstitué en dénichant de vieilles installations de bar. On est plongé dans le siècle dernier ou même dans celui d'avant. Puisque je préférait de l'eau au cidre ou à la bière, il m'a invité chez lui sur sa terrasse. Après m'avoir  informé de sa passion pour le passé, de sa grande foi et surtout sur le fait qu'il avait été à Compostelle deux fois,  M. Perennou m'a fait visité sa chapelle. Imaginez qu'il est parti d'une étable et qu'il en a fait une merveilleuse petite chapelle avec tous les accessoires du simple banc aux statues les plus belles.
C'est alors qu'il m'a parlé qu'il lavait les pieds des pèlerins si ceux-ci acceptait qu'il le fasse bien sûr. J'avais vraiment mal aux pieds malgré les bons soins de Mme Fregeo. Un peu intimidée, j'ai accepté. Je vous dit que l'eau froide ça fait du bien!
Ensuite, après m'avoir montré la salle de bain attenante à sa maison et disposant de tout le confort moderne, Ronan m'a conduite à une petite maison adjacente à la chapelle. C'est une maison rustique encore là garnie avec des meubles antiques dont un lit clos breton, une table, un coffre, un banc, un vaisselier, afin tout dans 100 pieds carrés. Sans électricité, sans eau, avec pour seul compagnon, le livre de bord de l'accueil pèlerin et une chandelle.
Je n'ai pas fait d'internet ce soir là et je me suis couchée de bonne heure. Cependant, j'ai bien soupé et j'ai bien déjeuné. M. Ronan m'a joué un air de flûte le matin avant de partir: la vie est belle!


Bordélio-Quimperlé
Aucun problème sur le chemin; Il n'y avait plus de coquilles rendu à la zone commerciale, mais j'ai trouvé mon chemin facilement jusqu'au centre de Quimperlé. Rendue là,  c'était difficile de savoir ou habitait mon hôte. Une gentille dame lui a téléphoné pour moi et m'a prise dans sa voiture pour le dernier 2 km.
M. Balanant est un homme sympathique qui a fait Compostelle et qui malheureusement ne peut plus faire de longue randonnée. il est venu me reconduire à la gare de train d'ou je partais pour Redon.

Redon
Je tenais à venir à Redon pour avoir la chance de dormir dans un monastère. Mais, j'avais oublié d'avertir de ma venue et la porte était fermée. Mes amis ont envoyé quelqu'un, mais j'étais déjà partie. Morale de cette histoire, je devrai faire attention à mon insouciance. Une autre qualité à travailler puisqu'il semble que j'ai trop bien réussi avec la confiance.
Toujours est-il que j'ai visité Redon, son église, ses quais et son port. J'ai profité de ma chambre d'autel pour dormir plus tard et j'ai mis à jour le blogue grâce à la connexion internet. j'attends présentement le car pour Saint-Nazaire. J'y prends un bateau pour traverser en Espagne.


Saint-Nazaire
Encore uen fois, je suis chanceuse. La chauffeuse du car m'a laissé à Montoir plutot qu'à Saint-Nazaire ce qui m,a sauvé plusieurs Km de marche. De plus, je me suis arrêtée pour manger dans un petit restaurant dont la propiétaite et la serveuse avaient des amis qui travaillaient pour la compagnie maritime LDLines qui opère le traversier que je prend. Donc, je n'ai pas eu trop de souci avec le chemin pour venir ici. J'ai marché encore 6 Km aujourd'hui.Tout est beau avec ma réservation, j'aurai une cabine seulement pour moi.

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