mardi 16 septembre 2014

Espagne

La traversée à Saint-Nazaire s'est effectuée sans problème. La mer était calme. J'ai rencontré au moins 5 pèlerins. On se reconnaît facilement avec nos sacs à dos et nos coquilles.
Chacun de nous emprunte soit le camino del norte, le primitivo ou le Frances. J'ai été chanceuse puisqu'un seul des pèlerins prenait le camino Frances comme moi. Puisqu'il avait dû laisser le camino à Leon en juillet, il connaissait bien comment se rendre à Leon. Je l'ai suivi jusqu'au train. Cela a pris 2.5 heures pour de rendre ici depuis Gijon. Le train traverse des montagnes et des vallées qui sont très belles à voir.
Arrivés à Leon, il fallait rejoindre l'albergue... Jusqu'à le vieille ville, ça a allé, mais la vieille ville ressemble à un souk. ( labyrinthe) Les noms des rues ne sont pas toujours faciles à trouver. Ils ne sont pas toujours écrits. Donc, finalement, c'est une vieille dame qui est venue nous reconduire à l'albergue.
Je suis partie seule en ville pour voir la cathédrale de Leon. Évidemment, je me suis perdue. La vieille dame avait dit de demander notre chemin aux policiers. Toujours guidée par le main de dieu, je suis arrivée sur une place ou il y avait un poste de police. Mieux que ça, justes la porte d'à côté, l'office de touriste. J'y ai demandé mon chemin et j'ai eu une carte de la ville avec un tracé à suivre. Et bien même outillée comme ça, j'ai dû redemandé mon chemin à des passants.
Finalement, j'ai pu revenir à l'albergue sans trop de stress. J'ai pu rejoindre Jacques et Yannick sur internet et j'ai soupé avec Olivier, Vivianne, Guy et un Irlandais équipé d'un GPS. Le souper était copieux et très bon, arrosé d'une bouteille de rouge pour 4 personnes. 9 euros pour les curieux plus 5 euros pour le coucher.
Finalement, je suis dans mon lit et j'écrit mes impressions.
Cette alberge est propre, mais cela me fait penser à un refuge pour itinérants avec ses lits à 2 étages en fer. Ne sommes- nous pas des itinérants sur LE chemin?
Cela me rend un peu perplexe. Moi qui est habituée au luxe, je vais pâtir un peu.
Bonne nuit.


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