mercredi 1 octobre 2014

Monte Do Gozo-Santiago 5 Km

Ce matin, je me suis levée vers 7h. Je partageais une chambre avec 5 autres personnes, dont un couple de Brésilliens, et il ne restait que moi et 2 Sud Coréens. Ça part tôt sur le Camino. Je me  demande encore pourquoi parce que le soleil ne se lève que vers 8h. Il faut donc marcher avec une lampe frontale ou une lampe de poche à la main. Mais, il parait que pour certains la tranquilité du matin est sans égale.
Par compte, Santiago est une si grande ville que l'activité est déjà intense tôt le matin. Je marche lentement; je veux savourer ces derniers instants. Je croise le jeune Polonais d'hier et nous faisons quelques coins de rue ensemble. Un peu plus loin, grande surprise Marieke me rejoint. Nous rions parce que je devrais être derrière elle, pas devant, avec ma lenteur...
C'est vraiment agréable de pouvoir partager ce beau moment. Au loin entre les toits des édifices, nous voyons le clocher de la cathédrale et quelques pas plus loin, nous voici devant. C'est la prise de photos en face de celle-ci. Puisqu'il est tôt, Marieke suggère d'aller chercher notre credential tout de suite parce la file peut être longue. Bonne idée, nous allons à l'Officio del pelegrinos. Heureusement que Marieke a un bon guide dans sa poche pour connaitre les secrets de Santiago.
Comme je suis partie d'un lieu inhabituel pour mon pélérinage, la préposée se pose quelques questions. Le patron connait l'abbaye de Saint-Mathieu en Bretagne; c'est correct pour mon document. Le tout me coûte 5 Euros. Cela vaut bien cela; ce souvenir est important pour moi.
Malgré que, tout à l'heure dans la file,  je faisais cette remarque: 'Tout cela pour un bout de papier!' Je suis parfois un peu rabat-joie.
Ensuite, nous déposons nos bagages à mon hôtel puisque on ne peut pas pénétrer dans la basilique avec nos sacs à dos. Je l'ai choisie parce pas chère et à 200 mètres de la cathédrale. Excellent choix! nous allons déjeuner. Le café est exquis et les toasts aussi avec de la marmelade de fraises. Que c'est bon!
Nous visitons la cathédrale et attendons patiemment le début de la messe. Quel ne fut pas ma surprise de reconnaitre mon vieil homme d'hier, celui que je voyais chanceler devant moi, c'est un des prêtres qui officient la messe.
Malheureusement pour nous, la botafumerio n'a pas bougé. Je vous laisse le soin de chercher ce que c'est. Notez que pour 300 Euros, elle bouge selon votre volonté.
Donc, nous quittons la cathédrale pour aller voir où se trouve le monastère des Franciscains. Marieke a vu sur Internet qu'à tous les 100 ans, les Franciscains remettent la cotolaya à ceux dont je fais partie qui ont placé leur pélérinage sous la protection de Saint-Françcois-D'Assise. Nous devrons revenir vers 17h parce que c'est fermé durant l'après-midi (particularité espagnole).
Nous nous séparons afin de prendre un peu de repos dans nos hôtels respectives. Marieke est à environ 1 km de la cathédrale et c'est facile d'y aller parce qu'elle n'a qu'à suivre les coquilles du Camino de Santiago.
J'en profite pour aller à l'office du tourisme pour avoir les informations qui concernent le chemin du Finisterre. J'essaie de savoir aussi où je pourrais rester après mes 2 nuits dans cette chambre paradisiaque. Il ne restait aucune chambre dans cet hôtel, ni dans celle de Marieke. Donc après une tentative infructueuse, je m'en remet à la grâce de Dieu.
Marieke et moi avons rendez-vous au monastère des Franciscains. Nous obtenons facilement la cotolaya et nous voici prêtes pour souper. Nous n'avions que peu mangé aujourd'hui avalant un café et des toasts à 10h.
Choix difficile, nous avons opté pour une terrasse avec, par hasard, pour voisins de tables deux caminos francophones, un de Sherbrooke, un de La Rochelle. J'ai mon hébergement grâce à eux: il me parle du monastère Menor qui offre des chambres individuelles pour 16 Euros. Marieke commande un hamburger et moi une paella à l'encre de calmar. Délicieux!
Marieke et moi, nous donnons rendez-vous pour demain à 19h30 à la cathédrale: à l'office du tourisme, on m'a dit que le botafumerio bouge tous les jeudis à cette heure-là. Puisque j'avais reçu un courriel d'un couple rencontré sur le bateau entre Saint-Nazaire et Gijon qui me donnait rendez-vous en face de la cathédrale, j'ai décidé de les inviter à se joindre à nous. Nous irons peut-être manger chez Manulo pour souper demain. Il offre un bon menu de pèlerins pour 9 Euros et il parait que tous les québécois connaissent ce restaurant. Donc, un autre incontournable.
Ce qui est agréable ici, c'est de rencontrer les anciens compagnons de route avec nous avons passé parfois une heure, une journée ou une semaine et d'être si heureux de se revoir mutuellement. Cette atmosphère de fête et de joie est ce qui rend Santiago si exceptionnelle.





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