Lires-Muxia
Ce matin, mon hôte m'a servi un bon petit dejeuner: café au lait, toasts, gâteau de la Galice (essentiellement un quatre-quart semblable au gâteau breton), marmelade maison de kiwi du jardin et compote mixe de pomme et de fruits, servis dans la jolie salle à manger de la maison Lourido.
Après ce départ en géant, j'ai dû prendre mon pack et mon courage à deux mains pour commencer cette dernière partie du chemin sous l'averse.
Heureusement, l'averse est dispersée et le temps plutôt doux. Cependant, je constate que j'ai attrapé un petit rhume. Donc, 15 Km à faire dans les bois avec peu de villages ou de fermes sur la route. J'avoue que j'avais assez hâte d'arriver parce que je n'avais que des avelines à manger et que j'ai rencontré trés peu de pèlerins. Ceux que j'ai rencontrés arboraient un si large sourire que je me disais que je serais vraiment heureuse si Muxia avait cet effet sur moi.
Mais, il fallait traverser des immenses forêts de pin au risque d'une commotion célébrale tant les cones ( cocottes) sont gros, s'il fallait qu'il m'en tombe un sur la tête; monter et redescendre des collines et aussi me poser des questions sur la route à prendre parce que le tracé du sentier a été modifié à quelques endroits. À ces endroits de larges X sur la chaussée, mais également des stelles au loin qui n'ont pas été enlevées en plus des nouvelles flèches. De quoi avoir un mal de tête.
Mais, je ne me doutais pas du spectacle extraordimaire qui m'attendait au bout du chemin. L'océan, oui, une mer immense avec des vagues gigantesques. Du bleu, du turquoise et du blanc, un ciel clair vers Muxia et sombre vers Finisterra. Un spectacle tel que je ne finissais plus de prendre des photos en plus de louanger la nature pour s'être surpassé de façon si magnifique. Je vous dis sincèrement cette vision quasi célestre m'a exaltée. Je n'aurais pas été surprise de voir comme Saint-Jacques la Vierge Marie sur son bateau de pierre venir m'annoncer que j'irais au paradis.Muxia a comblé mon rêve de Compostelle. Muxia a tenu plus que ses promesses; je ne m'attendais pas à un paysage si magique.
Deux gentils monsieurs m'ont aidé à trouvé l'Office du tourisme où on délivre la Muxiana qui est l'équivalent de la Compostelle. J'ai réservé ma chambre; encore une belle chambre juste pour moi pour 25 Euros, déjeuner compris.
Puisque le bureau de l'office n'ouvre qu'à 17h, j'avais amplement le temps de me rendre à l'église de la Virgen de la Barca. C'est absolument spectaculaire comme endroit. Située au bout de la presqu'ile, avec comme compagnon un phare, cette église est construite à quelques mètres de l'océan. De drôles de pierres l'entourent avec des formes assez inusités. On raconte que ce serait les vestiges du bâteau de pierre de la Vierge. Ces pierres sont sensées quérir les rhumatismes, mais sont inefficaces contre le rhume...(sic) L'endroit est si magnifique que je me suis sentie vraiment privilégiée d'y être. J'espère avoir pris au moins une photo qui rendra grâce à ce lieu exceptionnel.
Donc, j'ai obtenu mon diplôme de pèlerine cet après-midi. C'est la fin d'une belle aventure constellée de découvertes et de rencontres inoubliables.
Demain, je rentre à Santiago; si vous le permettez, je continuerai encore ce blogue afin de ne rien oublier de ce magnifique voyage que je me suis offert!
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