samedi 11 octobre 2014

Retour à Santiago

Ce fut un long voyage entre Muxia et Santiago. Je suis partie de Muxia le matin à 10h30 dans un petit autobus d'un vingtaine de places. Le trajet vers Cée compte moins de 2Euros. J'ai revu plusieurs parties du chemin fait à pied parce qu'il longeait la route sur une grande distance.
À Cée, je devais selon l'horaire que m'avait remis l'office du tourisme de Muxia attendre une bonne heure avant de repartir vers Fisterra. Heureusement, je ne me suis pas trop éloignée parce que un autobus d'une autre compagnie s'est présenté 15 minutes plus tard. Je suis arrivée à Fisterra vers 12h. L'office du tourisme et l'aubergue qui avait séquestrés mes bâtons de marche n'ouvrait qu'à 13h. J'avais de temps pour du magasinage puisque certain de mes vêtements ont terminé leur vie utile et je vous laisse deviner lesquelles. 
J'ai dîné en face de l'aubergue et j'ai eu un repas délicieux: escalope de dinde, sauté de légumes, salade russe, patates frites, arrosés d'un jus d'orange frais en apéro et d'eau minérale pétillante en accompagnement. J'ai été incapable de tout manger.
À 13 h, voilà Mme Begonias X. qui arrive. Elle referme la porte derrière elle, mais de la ferme pas à clé. Je rentre. Elle me dit que c'est fermé parce qu'elle n'est pas prête. (Mme Begonias X. parle anglais.) Je lui dit que ça n'a pas d'importance parce que je viens récupérer mes bâtons de marche qui étaient enfermés dans l'armoire. Elle m,explique que je n'aurai pas du les mettre là. Je lui expose mon point de vue: elle devrait afficher qu'on ne doit rien laisser dans cette armoire. (Il faut dire qu'il y a là un énorme contenant dans lequel sont déposés au mois 25 paires de bâtons de marche.) Toujours est-Il que Mme Begonias a sauté les plomb quand je lui ai demandé pourquoi elle n'avait pas répondu à mon courriel pour l'informer que je reviendrais les chercher d'ici une semaine. Je ne sais pas qu'elle est son but; elle est peut-être vendeuse au noir de bâtons de marche...L'attitude de Mme Begonias est incompréhensible parce non respectueuse de la clientèle avec qui elle travaille tous les jours.
Enfin, je retourne attendre un autre bus pour Santiago cette fois. Avec mon horaire de l'office du tourisme en main, le prochain bus est dans 45 minutes, sauf que quand il arrive il n'est pas direct. le direct est dans une autre heure. L'avoir su j'aurais marché jusqu'au phare en attendant. Je décide de prendre le trajet non direct, je vais voir une autre partie de la Galice, je suis là pour visiter après tout.
Le chauffeur m'explique en espagnol qu'il y aura un transfert et que j'arriverai à Santiago à 16h30. Mon espagnol pour les sourds s'avère assez fiable. Finalement, me voici dans la ville de Baio sur le bord de la rue avec mes bagages qui attends un bus, qui passera selon un simple papier collé sur un poteau de téléphone et selon le chauffeur de la bus que n'y a laissé, dans 20 minutes. J'ai envie de pipi, pas de toilette. Je commence à m'inquiéter: que faire si la correspondance ne se fait pas avec mon espagnol des signes. Heureusement que j'ai travaillé la confiance dans ce voyage! Après seulement 10 minutes, une bus arrive. C'est la bonne, elle est en avance sur son horaire. J'explique au chauffeur ou je vais à Santiago à l'ai de la carte de la ville. Il me dit qu'il me laissera à 60 mètres de mon albergue. (Disons les chiffres en espagnol des signes sont approximatifs, 600 seraient plus juste.) Finalement, je me suis rendue à mon albergue, Seminario Menor. Pour 15 Euros par jour, une chambre seule avec service commun dans une bâtisse exceptionnelle et propre à quelques pas de la vieille ville et de la cathédrale.
Il faut dire que je me suis tapé ce long voyage pour être à la cathédrale à 19h30 pour voir le botafumerio. Quel spectacle!  Un encensoir géant de 54 kg qui vole comme un oiseau qui touche presque le plafond de la cathédrale. Le feu qui jaillit de cette bombe fumante qui embaume l'atmosphère avec ses fumées parfumées. Une merveille! Pas moins de huit hommes habillés de pourpre pour le manipuler et le faire s'envoler. J'y retourne avant de partir de Santiago. Je veux le revoir.








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