mercredi 8 octobre 2014

Cap Finisterra

Enfin, j'ai réussi mon objectif de rejoindre les deux Finistères, celui de la Bretagne et celui de la Galice en Espagne!
Ce fut une petite marche aujourd'hui de 23 km incluant la marche vers le phare. Le soleil était timide, mais la pluie s'est fait discrète.
J'ai rencontré les 4 pèlerins tricheurs (ils prennent des taxis) au premier point de vue sur la baie de Finistère. J'ai même pris une photo de groupe pour eux. Ils n'ont aidé en prenant une de moi avec mon appareil. 
Juste après, deux espagnoles n'ont sauvé une montée et une descente en m'indiquant que cette partie du chemin rejoingnait la route à quelques mètres de là. 
Je n'avais pas déjeuner avant de partir, mais le restaurant où je me suis arrêtée valait le détour: terrasse au bord de la mer...
Juste avant d'arrivée au village de Finisterre, j'ai rencontré un drôle de bonhomme qui vendait des cartes postales. Il m'a conseillé de prendre un chambre à l'albergue municipale; ce que j'ai fait. C'est dans la même bâtisse où il délivre la Finisterra. Après avoir réservé mon lit et bien rangé mon certificat, je suis redescendue au niveau du bureau. Qui était là? Louise et Denis. Nous étions très heureux de nous retrouver. Nous sommes allés ensemble jusqu'au phare. Ce fut beaucoup plus agréable que toute seule. Après avoir fait le tour du phare, nous avons pris une bonne bière au bout du monde. Louise ne voulait plus marcher jusqu'à Muxia, mais je pense l'avoir motivée. La météo sera pas pire jusqu'à midi: pas de pluie et belle le lendemain. Donc, il suffira de partir tôt demain. Je ne pense avoir de problème dans mon albergue surpeuplée à me réveiller de bonne heure. Dire qu'hier, j'étais seule dans un dortoir de 50.
La réalisation de cet objectif sera importante pour l'avenir. Si je voulais augmenter ma confiance en moi, je crois qu'elle sera dorénavant inébranlable.
J'ai fait un drôle de rêve hier. On me poussait dans l'eau et je voulais tenir mes lunettes pour ne pas les perdre. Cependant, mes mains et mes bras ne pouvaient pas bouger, fixés le long de mon corps. Je n'ai pas paniqué, j'ai donné quelques coups de jambes pour remonter à la surface à la verticale. C'est là que je me suis réveillée.

Départ pour Lires et Muxia

La nuit passée à l'albergue a été difficile. On dirait que j'ai fait une petite crise d'allergie. Ce pourrait être les couvertures de laine ou les fruits de mer. Pour la laine, ça été vérifié lors d'un test; pour les fruits de mer, ce serait nouveau. J'ai mangé avant hier, une pizza aux fruits de mer et, hier soir, une soupe aux poissons et une paella aux fruits de mer. Toujours est-il que j'ai à peine dormi.
J'ai déjeuner ce matin au restaurant en face de l'albergue et je suis partie vers 8h pour Lires où je ferai étape avant de me rendre demain à Muxia.
Le chemin se prolonge dans la banlieu de Finisterra avant de plonger dans la forêt. Il vente et il pleut ce matin. Je tiens mon poncho à deux mains pour qu'il ne lève pas dans les airs. Il faut dire que je n'ai plus mes bâtons de marche: je les avaient rangés dans une armoire avec les autres et ce matin, la porte était fermée à clé. Puisque l'albergue n'ouvre qu'à 13 h, je ne pouvais pas me permettre d"attendre jusque là. Cependant, avec cette pluie et ce vent dignes de l'enfer, j'aurais été embarrassée avec des bâtons. Il valait mieux tenir mon poncho sur mon sac à dos.
Donc, je suis arrivée vers 13h à Lires. J'ai choisi d'essayer une Casa rurale. Choix heureux, j'ai une chambre seule avec un lit double et une salle de bain fantastique: il y a un bain! De plus, la dame lavera mon linge. Le luxe pour cette fois!
En venant, j'ai vu la mer. Elle est vraiment démontée: des vagues immenses balayaient la plage et la falaise. Une pancarte annonçait une plage dangereuse. Cela me paraissait assez évident.
Demain, il fera beau pour visiter Muxia.




















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