La journée a bien commencé. Je me suis levée à 9h et j'ai préparé lentement mon pack. Je suis descendue dans le hall de l'hôtel pour prendre mon petit-déjeuner vers 10h. J'y ai rencontré un couple d"australiens qui arrivaient du Camino portugais. Ils avaient rencontré beaucoup de difficultés telles que pluie, boue, balisage approximatif. Donc, pas trop heureux de leur expérience, mais prêts à partir ce jour-là en voiture pour continuer la visite de l'Espagne. Ah! voyager en auto: une heure au lieu de cinq jours pour franchir 100 Km...
Ensuite, j'ai parlé avec un gars qui travaillait pour une compagnie qui entretient la mécanique des bateaux. Il voyage surtout en Europe pour aller sur place vérifier que tout va bien. C'est vraiment un drôle de travail.
Marieke est arrivée à l'heure convenue, 10h30, pour m'accompagner pour le premier Km de mon nouveau Camino. Je suis bien contente qu'elle soit là parce que j'ai bien besoin de chaleur humaine ce matin quand je pense à mon départ. Maintenant, je sais ce qui m'attend et savoir c'est parfois plus difficile que plonger dans l'inconnu.
Donc, Marieke m'a accompagnée jusqu'au confin de la ville de Santiago. Nous nous sommes fait un gros calin et nous avons promis de nous donner des nouvelles. Marieke utilisera Google Traduction pour lire mon blogue. Ce n'est pas précis, mais au moins elle aura une idée des sujets abordés.
Le chemin est très beau de ce côté-ci de Santiago. Bien lisse, recouvert de sable, bien drainé, on ne peut souhaiter mieux comme chemin.
Cependant, j'ai trouvé bien difficile la montée de près de 3 km entre Augapesada et Alto do Mar de Ovellas. Sous un soleil de plomb, c'est encore plus dur. À Ponte Maceira, j'ai pu voir un pont médiéval entouré d'un beau paysage monumental.
Aujourd'hui, j'ai rencontré un américain et un espagnol qui étaient choqués que je ne parle pas parfaitement l'anglais étant donné que le Canada est un pays anglophone selon eux. Comment leur expliquer la situation particulière, politique, historique et ethnologique du Québec dans le Canada?
Il n'y a pas beaucoup de pèlerins sur ce chemin. J'en ai rencontré très peu. Un français qui marchait dans le sens inverse: il m'a expliqué qu'il était parti de France, qu'il s'était rendu jusqu'au Finisterre et qu'il repartait dans l'autre sens pour retourner chez lui à pied.
J'ai fait aussi un bout de chemin avec l'espagnol dont je vous ai parlé plus haut. Il a lu un livre qui pourrait m'intéresser une fois revenue: My camino par Sue Kenney. C'est une canadienne anglaise qui a fait le Camino en novembre et en décembre. Berrrr.
Finalement, je suis arrivée à Negreira. J'ai pris la première albergue que j'ai rencontrée. C'est une belle albergue, propre. Pour le moment, je ne connais personne. J'écris le blogue et je mange des fruits secs et des noix pour souper. J'ai bu une bonne bière cet après-midi et j'avais mangé un hamburger avec un jus d'orange frais ce midi.
Je vais me coucher de bonne heure. Je suis fatiguée: 24 Km à pied, ça use énormément, comme le dit la chanson.
Negreira-Vilaceiro
15 Km aujourd'hui. Aucune possibilité d'arrêt depuis Negreira. De plus, il pleut. J'ai décidé de prendre une chambre à l'albergue de ce village. Les albergues pour le moment sur le chemin du Finisterre répondent à tous mes critères: propres, savons dans les toilettes, papier pour essuyer nos mains. Enfin, le monde civilisé.
Encore de belles rencontres sur le chemin; je pensais au couple de Sherbrooke ce matin sur le chemin et bien voilà ils se sont arrêtés au même albergue que moi. Hasard ou synchronicité ou encore coïncidence, vous avez le choix!
Demain, mon objectif, je marcherai 20 Km pour me rendre au moins à Hospital de Olveiroa.
Ce qui est tout de même agréable, c'est que je ne suis plus obligée de faire cette marche, je la fait parce que cela me plait de rejoindre dans ce voyage les deux finisterres, soit celui de la France et celui de l'Espagne.
Vilaceiro-Olveiroa
Ce matin, je suis partie avec le soleil levant. Quels beaux paysages j'ai vus! Le chemin traverse la campagne galicienne, ondule entre les champs de maïs, monte pour presque atteindre les éoliennes, puis redescend vers une vallée chatoyante.
Les agriculteurs profitent du beau temps pour récolter le maïs. Heureusement qu'ils sont aux champs parce que j'ai failli perdre mon chemin. À une intersection, j'ai vu un ange dessiné par terre avec des pierres et des branches. Pas trop allumée, je passe mon chemin. Cependant, je me demandais pourquoi je remontais la montagne alors que je l'avais descendue depuis quelques Kilomètres. Un bon kilomètre plus loin, voilà un agriculteur qui passe devant moi avec son tracteur. Il semble vouloir me dire quelque chose, mais avec le bruit du moteur, je ne comprends pas. Finalement, il descend de son tracteur et me fait signe que si je continue je m'en irais vers Santiago. J'ai rebroussé chemin et j'ai vu à l'intersection où est l'ange que la stèle du Camino est posée à l'inverse de la direction du chemin. Donc, c'est l'explication qui excuse mon erreur.
Du haut de cette montagne, j'ai vu un beau lac. Le premier du voyage!
Ensuite, j'ai continué ma route jusqu'à Olveiroa où je me suis arrêtée à une albergue privé. Juste avant j'ai rencontré Sylvie, une québécoise, et nous avons pris une chambre pour deux. Imaginez-vous qu'en Europe, les portes ferment à double tour et que je suis restée enfermée dans la chambre parce que je ne trouvais plus ma clé et que Sylvie était partie à l'extérieur. J'ai du cogner et crier pour que quelqu'un avertisse Sylvie et qu'elle vienne m'ouvrir la porte.
Nous avons soupé avec Denis et Louise. C'est la première fois avec seulement des québécois.
Aujourd'hui, il y avait un restaurant à environ 10 Km du point de départ. Ce qui est très agréable et j'ai marché 23 km.
Est-ce que la distance déjà parcourue rend le reste du trajet plus facile?
RépondreSupprimerDisons que la pratique augmente la forme. Par compte, dans le contexte de marcher plus ou moins 20 km par jour, la fatigue s'accumule. Il faut bien se reposer.
RépondreSupprimerPlus facile parce que plus en forme, mais aussi plus critique sur la qualité du chemin. Heureusement, au Finisterre, la qualité du chemin est meilleur qu'ailleurs.
La facteur météo entre aussi en ligne de compte.Aujourd'hui, il pleut et il pleuvera les 5 prochains jours. Je vais finir à pied le Finisterre. Mais, pas sûr que j'irai à Muxia à pied.
J'oubliais que sans ampoules aux pieds, c'est beaucoup moins douloureux.
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