dimanche 12 octobre 2014

Un week-end à Santiago

Samedi, le 11 octobre 2014


Ce matin, je suis allée dans une agence de voyage pour devancer mon vol pour Barcelone. Il n'y a pas de possibilité à moins de payer le double de ce que mon billet m'avait payé initialement. Donc, j'ai abandonné ce projet pour le moment.
Ensuite, j'ai passé par l'Office du tourisme de Santiago afin d'avoir les informations qui concernent mon voyage en train à Padron. J'ai rencontré une personne beaucoup plus sympathique qu'hier à l'office de la Galice. Elle m'a orienté vers La Coruna pour passer quelques jours la semaine prochaine. C'est une ville très intéressante avec une plage au centre-ville, un phare construit en l'an 200 et un vieux château à visiter. Je devrais m'y rendre mercredi prochain parce qu'il y de la pluie qui s'annonce pour ce jour-là.
Finalement, cette personne m'a informé qu'il y a un musée spécifique sur l'histoire de la Galice à quelques pas de mon albergue. Je me proposais d'y aller dimanche, mais le botafumerio sortira deux fois demain : une fois à la messe de 10 h pour la Fête de l'Espagne et une fois à la messe de 12 h à la messe des pelegrinos. Je ne manquerai pas ces deux sorties. J'irai à ce musee en revenant de La Coruna.
Je suis allée au musée de la cathédrale pour réserver ma visite guidée des toits de la cathédrale. J'avais rendez-vous à 18 h avec le groupe. C'est d'ailleurs lors de cette visite que j'ai connu l'horaire du botafumerio pour demain. 
En attendant, j'ai trouvé le fameux restaurant Chez Manolo. J'y ai dîner; piments de Padron, saumon grillé et flan. C'était très bon, sauf son Internet qui ne cesse de couper.
J'ai même fait un saut à l'albergue pour me reposer un peu avant la visite des toits. D'ailleurs, cela m'a tellement reposée que j'ai explore les 2 salle d'exposition du Musée d'art contemporain avant la visite des toitures qui m'a permis de marcher sur les toits originaux de la cathédrale. Certains datent de l'an 900 et sont comme neufs à part quelques mousses et lichens. C'est la découverte de vues plongeantes sur la ville accompagnées de champs religieux qui émanent de la nef sous nos pieds.
Cela m'a ouvert l'appétit. Tapas et cagna (bière pression) dans un bar avec liaison Internet stable m'ont comblé.
Demain, je devrai arriver tôt à la cathédrale. La Fête de l'Espagne explique le nombre impressionnant d'espagnols dans la vieille ville ce week-end et ils voudront tous assister à la messe.

Dimanche, le 12 octobre 2014

J'ai dormi jusqu'à 9h15 ce matin. J'ai fait vite parce que le messe est à 10h et l'albergue ferme les étages à 9h30. 
Je suis arrivée à la cathédrale à temps. J'ai pu m'assoir dans le 2e banc en avant du côté de la porte sud. J'étais assise entre une bonne soeur et un vieux monsieur qui semblait être un habitant de Santiago.
C'était une messe solennelle dite par un évêque.  Il est arrivé en procession avec d'autres prêtres et de nombreux jeunes diacres. Ils étaient accompagnés de dames d'une association espagnole qui portaient chacune un bouquet pour la Sainte-Vierge. Un des diacres a chanté durant la cérémonie. Bien-sûr, le botafumerio fut de la partie. Pour une fois, je me disais que ceux qui assistaient à cette messe semblait moins païens que les précédentes. Erreur, quand nous nous sommes levés pour la communion un vieux polisson espagnol est venu s'assoir dans notre banc alors qu'un autre polisson répondait au téléphone tout fort durant l'adoration qui suit la communion. J'ai senti monter en moi une colère probablement semblable à celle de Jésus devant les vendeurs du temple parce que cette messe avait été si belle jusque là. Plusieurs personnes revenaient de la communion les larmes aux yeux et moi-aussi j'avais les émotions à fleurs de peau. J'étais en admiration devant ceux qui continuaient à prier malgré le cirque de ces personnes non respectueuses du recueillement des personnes en prière. Le botafumerio s'est envolé pour la dernière fois pour moi. 
Comme il était seulement 11h, je suis allée au Musée de la Galice. J'y ai passé un bon deux heures à fouiner dans la culture de ces gens qui vivent de l'agriculture et de la pêche. Ensuite, un petit arrêt pour un café et un croissant pour revenir à l'albergue à 14h où je ferai la sieste après avoir lavé certains vêtements. Bon choix, il a plu cet après-midi. 
Auparavant, j'ai rencontré dans le hall une Française, Charlotte. Nous avons parlé un peu et je lui ai dit que je m'ennuyais de communiquer en français. Je pense qu'elle aussi. Elle est pire que moi parce qu'elle ne parle pas du tout l'anglais. Donc, nous avons sympathisé; je pense que nous avions besoin de cette rencontre toutes les deux. Demain, elle m'accompagnera à Padron. Ce sera plus agréable de voyager à deux, du moins je l'espère. On s'est donné rendez-vous à 8h30 demain matin dans le hall. Le train est à 9h50; on aura le temps d'arrêter déjeuner en chemin.
Pour le reste de la journée d'aujourd'hui, j'ai prévu un arrêt au café internet d'hier et un bon souper chez Manolo, Place Cervantes. Ensuite, dodo.

3 commentaires:

  1. Après les ampoules et autres petites misères, on dirait bien que maintenant c'est la "Dolce Vita" ou "Dulce Vida", selon le pays ...:-)

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  2. Y a-t-il un site web où tu places des photos?

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  3. Non, je n'ai pas de site pour le moment. je vais préparer une petite présentation que je te ferai voir lors d'une prochaine rencontre.

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